Vous avez déjà entendu parler de la dopamine ? C’est cette hormone qui serait à l’origine de cette sensation de bien-être qui vous envahit à la fin de chaque séance de sport. Pourquoi ? Apprenez-en plus sur le lien entre dopamine et sport.
La dopamine est une hormone, c’est-à-dire un neurotransmetteur chimique qui transmet un message entre les neurones. L’information communiquée diffère selon l’hormone. La dopamine véhicule le plaisir immédiat et la motivation. C’est pourquoi elle est surnommée « l’hormone du bonheur ».
Le corps est régi par les hormones. Un bon équilibre hormonal a des effets positifs sur le corps et le mental. Inversement, un déséquilibre peut être à l’origine de déséquilibres physiques et psychologiques.
L’activité physique stimule la sécrétion d’hormones, et notamment de dopamine. C’est l’hormone du sport par excellence, source de motivation et de plaisir. C’est elle qui pousse à atteindre son but. C’est elle qui donne l’envie de recommencer. C’est elle qui créé cette sensation de plénitude et d’accomplissement à la fin de chaque séance. Un sentiment d’autant plus fort si on estime avoir dépassé ses objectifs.
Toutes les activités physiques sécrètent de la dopamine mais certaines en libèrent plus : course à pied, natation, randonnée, marche, fitness ou musculation. Le point commun entre ces pratiques sportives : un effort sur la durée. On estime à 30 minutes la durée minimale d’un exercice physique pour produire la quantité de dopamine nécessaire pour ressentir ses effets pendant plusieurs heures.
La dopamine joue un rôle dans les addictions. Les drogues (cigarette, alcool, drogues dures) ont pour effet d’augmenter la dopamine dans le cerveau. Celui-ci interprète la prise de ces substances comme un plaisir immédiat et n’a de cesse de vouloir retrouver ces sensations. C’est le système de la récompense qui fonctionne aussi avec le sucre, le plaisir sexuel et… le sport.
Alors oui, la dopamine peut créer une dépendance physique. Mais que sur des terrains favorables. Elle touche principalement ceux qui pratiquent intensément comme les athlètes de haut niveau ou les sportifs moyens qui font du sport quotidiennement. Elle peut aussi concerner ceux qui cherchent à oublier ou remplacer un problème par le sport (manque d’argent, chômage, stress, anxiété, estime de soi...). Les signes d’une accoutumance ne trompent pas : besoin irrépressible de pratiquer, augmentation de la durée, comportement obsessionnel, manque, poursuite du sport même blessé.
Si vous manquez de dopamine, ce n’est pas la capacité qui vous freinera, mais la volonté. Une carence en dopamine créée des troubles psychologiques et comportementaux : manque de motivation, épuisement, changements d’humeur, pertes de mémoire et de concentration. Le plus difficile sera donc de trouver en vous l’envie d’enfiler votre tenue de sport. La solution : ne pas se poser de questions, mettre ses baskets et sortir afin d’enclencher le cercle vertueux sport-dopamine-motivation-plaisir.
Un excès de dopamine ne peut pas être créé par le sport. Il est dû à un fort déséquilibre hormonal souvent pathologique. On parle d’excès de dopamine quand sa proportion est trop élevée par rapport à d’autres hormones sécrétées en trop faible quantité. Cela a des conséquences psychiatriques plus graves, tels des comportements compulsifs, de l’euphorie, de la schizophrénie ou de la paranoïa. N'hésitez pas à consulter un médecin si c'est le cas.
Sport et dopamine sont donc les alliées de votre énergie, de votre santé et de votre bonne humeur.
Alors motivé pour faire du sport ?