Hydratation et nutrition à vélo : le bon rôle
Faut-il pour autant jeter ses poudres isotoniques ? Surtout pas. Le sel n'est pas la cause directe de la crampe, d'accord. Mais l'hydratation et les glucides comptent, en cascade : ils retardent la fatigue globale du corps. Et donc, mécaniquement, ils repoussent la défaillance neuromusculaire locale.
Le maître mot, c'est d'anticiper. Buvez par petites gorgées régulières et grignotez avant d'avoir soif ou faim. Sur une sortie de plus de deux heures, attendre d'avoir la bouche sèche, c'est déjà trop tard : la fatigue a pris de l'avance.
Sur une longue sortie, des glucides réguliers maintiennent le carburant dont vos muscles ont besoin pour bien fonctionner. Une boisson isotonique apporte à la fois de l'eau, des glucides et du sodium pour compenser la sueur, et sur les efforts intenses un gel ou une boisson énergétique donne un coup de carburant rapide.
Côté Decathlon, les boissons isotoniques couvrent ce besoin. Certaines formules sont plus chargées en sodium, pensées pour les efforts longs au-delà de 3 heures. Vous transpirez beaucoup ou vous partez sur de l'ultra-distance ? Les pastilles d'électrolytes remplacent le sel perdu, sans les sucres d'un gel ou d'une boisson énergétique.
Soyons clairs sur ce que font ces produits. Ils compensent les pertes et retardent la fatigue. Ils ne soignent pas une crampe. Les pastilles de sel, elles, n'apportent aucune énergie : jamais elles ne remplaceront un vrai ravitaillement.
Un mot de prudence : on les déconseille aux enfants, aux femmes enceintes, et aux personnes qui souffrent d'insuffisance hépatique ou rénale. En cas d'hypertension, on garde l'oeil dessus.
Pour caler tout ça sur vos sorties, le mieux reste d'en parler à un professionnel de la nutrition du sport.