Freins, transmission et vitesses
Freins, transmission et vitesses commandent l'agrément et l'entretien au fil des trajets quotidiens. C'est là que se cachent les vrais écarts entre deux modèles d'apparence identique : les caractéristiques mécaniques font toute la différence.
Côté freinage, deux familles cohabitent. Les freins à patins, économiques et simples, perdent en efficacité sous la pluie et usent la jante. Les freins à disque, mécaniques ou hydrauliques, gardent leur mordant par tous les temps. Ils deviennent le standard urbain. Pour un vélo qui roule toute l'année, le disque vaut l'investissement.
Combien de vitesses faut-il vraiment ? Tout plat, une seule vitesse ou trois vitesses au moyeu suffisent. En ville vallonnée, sept à neuf vitesses couvrent la plupart des besoins. Inutile de viser les vingt vitesses d'un vélo de route pour des déplacements urbains.
Le vrai choix se joue sur la transmission. Une transmission classique à dérailleur reste polyvalente et légère, mais demande un entretien régulier. Un moyeu à vitesses intégré, de type Shimano Nexus ou Enviolo, enferme le mécanisme dans la roue : changement de vitesses à l'arrêt, quasi zéro entretien, protection contre la pluie et la boue. Associez-le à une transmission par courroie plutôt qu'à une chaîne, et vous tenez la formule reine du vélo urbain sans entretien.
La courroie, en carbone, ne se graisse pas, ne rouille pas et dure entre 20 000 et 30 000 kilomètres, soit trois à cinq fois plus qu'une chaîne. Plus propre, plus silencieuse. Elle coûte plus cher à l'achat mais s'amortit sur la durée. Pour les vélotafeuses et vélotafeurs qui roulent chaque jour, c'est un vrai confort de tranquillité.