5 idées reçues sur le sport de compétition

Le sport de compétition peut interroger et faire peur… Pour dépasser les idées reçues autour de cet univers et découvrir un univers passionnant, suivez le guide !

5 idées reçues sur le sport de compétition

Vous aimeriez vous lancer dans un sport de compétition ou vous hésitez à y inscrire votre enfant ? Stress, sacrifice social, souffrance physique… Hum, ça fait rêver ! Ouvrons nos chakras et balayons ensemble cette vision incomplète des sports de compétition.

1- la compétition, synonyme de sacrifice social… Vraiment ?

On pourrait croire que de 3 à 5 entraînements par semaine et une hygiène de vie, dite “saine” exigée pour performer, rend la vie sociale d’un·e sportif·ve en compétition bien ennuyante. Oui, on pourrait. Et si la vie de sportif·ve était tout simplement différente de l’idée générale que la société se fait d’une vie sociale ? Oui, peut-être que les sportif·ve·s -du moins ceux en compétition, bien que cela puisse varier en fonction du niveau, du sport et du tempérament- ne sortent pas ou peu, ne font pas de nuits blanches régulièrement, ne boivent pas d’alcool aux 20 ans de Noémie… Bref, admettons. Peut-être, effectivement, que les soirs après les cours ou le boulot, pendant leurs entraînements, ils et elles ratent des moments privilégiés entre ami·e·s. Peut-être bien, oui.
Mais que peut-on dire de ces déplacements sportifs, dans l’effervescence d’un bus entier animé d’une même passion ? Des tournois ou compétitions où l’on rit, pleure, se supporte entre sportif·ve·s ? Que peut-on dire du partage des victoires dans les vestiaires ? Du soutien de l’équipe ou des partenaires d’entraînement ? Des moments de vie avec les entraîneur·se·s ? Tout ça, c’est un lien qui se tisse, se construit et remplit les sportif·ve·s de bonheur et d’expériences de vie à tout âge.
Tant qu’on ne l’a pas vécu, il peut être difficile de comprendre ce mode de vie, et on peut le percevoir alors comme un sacrifice social… Et puis, bien souvent, la compétition est un choix. Si ce choix n’apporte pas le bonheur escompté, le remettre en question s’avère utile. Il est toujours temps de changer de mode de vie.

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2- La compétition : source de stress, oui, mais…

“T’as compét’, ce week-end ? Ça va, tu n’es pas trop stressé·e ?”
Ah ce stress. Cette envie de bien faire, de réussir, ça peut être usant. La grande différence avec le stress qu’on subit au quotidien, c'est qu’ici, les sportif·ve·s qui pratiquent en compétition peuvent apprendre à le comprendre : pourquoi est-il présent ? Quelles sont les sensations du stress dans mon corps ? Mais surtout, comment le canaliser, le gérer ?
La gestion du stress fait partie de l’entraînement. Savoir le maîtriser est une grande force mentale dans le sport de compétition. Un savoir-faire qui peut se transposer dans la vie quotidienne. Gérer son stress, c'est apprendre à mieux se connaître, et donc adopter une réaction appropriée aux situations, être lucide. Ça peut servir…

3- “Quand y’a de la perf, y’a pas de plaisir” ah bon ?

Pour beaucoup, compétition rime avec effort -c’est souvent le cas- et effort avec souffrance. C’est un tableau peut-être réaliste, mais ce n’est que le premier plan. Prenons un peu de recul... Que se cache-t-il vraiment dans le fond de cette toile ? Vous y voyez quelque chose ? Reculez encore un peu… Voilà. Là, on le voit bien : le plaisir. Ce sentiment est bel et bien au cœur de la pratique sportive de compétition, malgré les efforts, malgré les déceptions, malgré tout. Comment ça se fait ? C’est le pouvoir d’une hormone très intéressante qui provoque cela : l’endorphine. Le corps est capable de synthétiser cette hormone qui procure une sensation de bien-être (d’ailleurs, pas besoin d’être en compétition pour en avoir les effets). C’est ce qui fait qu’après un entraînement physiquement difficile, les sportif·ve·s y retournent tout de même. Ajoutez à ça l’adrénaline des grandes compétitions qui galvanise, le plaisir des progrès, réussites et victoire à l'entraînement et vous obtiendrez le tableau parfait pour être un·e sportif·ve de compétition, performant·e et heureux·se.

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4- Compétition = haut niveau = cher ?

On peut avoir en tête que pour participer à des compétitions, il faut mettre de l’argent sur la table. Transport, hébergement, prix de la participation. Ok, mais une fois de plus, tout est relatif. Parce qu’en fonction des revenus du ou de la sportif·ve ou de sa famille, quand c’est un enfant, le mot “cher” ne veut pas dire la même chose. En réalité, les prix, quand on participe à des compétitions, dépendent du sport, du niveau de pratique et de la prise en charge des clubs. Lorsque que l’on pratique un sport de compétition dans un club affilié à une fédération, les sportifs·ve·s règlent leur licence en début de saison, payent leur équipement de base et peuvent parfois se faire prêter du matériel spécifique par le club, chaque club étant libre de le faire ou non. Le club peut aussi prendre en charge une partie voire l’entièreté des frais qu’impliquent une compétition.
Quand on s’entraîne en dehors d’une structure ou que l’on souhaite participer à des compétitions en plus du circuit prévu, il se peut que la prise en charge soit personnelle.
Parlons chiffres, donc. Les dépenses en sport de compétition varient entre 55 euros par an (le plongeon) et 1226 euros par an (le tir sportif). D’après la Caisse d’Épargne, voici le podium des sports les moins chers à pratiquer en compétition : en première place vient le handball, avec une dépense de 116 euros à l’année, soit 1 euro la séance à raison de 2 séances par semaine toute l’année ; sur la deuxième place du podium se place le football, à 125 euros à l’année et enfin, le judo, avec 206 euros. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le pacte sportif de la Caisse d’Épargne.

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5- Pour concourir, il faut être jeune 

Il ne tient qu’à nous, vieux et vieilles, de casser ce cliché ! Évidemment, en fonction des sports, n’est pas jeune qui le dit. En gymnastique, 20 ans est déjà un âge honorable pour poursuivre la compétition et heureusement, il existe des pratiquant·e·s de plus de 30 ans qui concourent tout de même. À savoir, si la force diminue avec l’âge, l’endurance, elle, reste plus longtemps, alors profitons-en ! Pour tout vous dire, l’âge moyen des marathoniens s’élève à une quarantaine d'années. C'est vrai que la force et la vivacité des plus jeunes aident à performer en compétition, oui. Lorsque que l’on passe la barre des 30 ans, on peut douter de ses performances, mais c’est là que l’expérience entre en jeu, accompagné du mental, un sacré avantage ! Il existe aussi des compétitions, des sports ou des catégories adaptés à votre capacité physique. Peut-être serait-il intéressant de changer de sport ou de catégorie lorsque l’on sent le corps en difficulté et le plaisir s’amenuiser ? Alors, rappelez-vous-en : la limite d’âge, pour faire de la compétition, c’est nous qui nous la fixons -ou notre corps-. Osons nous challenger !

Le sport en compétition n’est ni une question d’âge, ni une question de moyens -enfin, dans la plupart des cas- mais une question d’envie et de plaisir. Il ne tient qu’à nous de vivre des moments sportifs forts, compétitions ou non, et parfois, les défis peuvent se révéler de très bonnes sources de motivation pour continuer sa pratique.

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Céciliane

rédactrice conseils

Coach sportif personnalisé et grande adepte des activités artistiques. Toujours présente pour supporter et admirer les grands événements sportifs !

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