Skate like a girl : pour faciliter l'accès aux skateparks
Les Brujas interrogent pour mieux déconstruire ce sentiment d’exclusion et les pratiques qui y sont associées. Elles sensibilisent les jeunes générations en
transmettant des outils critiques de réflexion sur la culture dominante. Elles organisent aussi des soirées, développent leur marque de vêtement, rassemblent
autour de repas joyeux. Avec toujours, non loin, un fidèle outil d’émancipation : le skateboard.
De l’autre côté des États-Unis, l’organisation « Skate Like a Girl » fondée en 2000 par des étudiants de l’Evergreen State College dans l’État de Washington, œuvre
dès ses débuts pour faciliter l’accès aux skateparks au public féminin. Leur objectif premier était de créer un espace pour les femmes dans lequel elles pouvaient
commencer à rider sans jugement ni pression.
En contribuant à augmenter la représentation des femmes dans les skateparks, « Skate Like a Girl » entend lutter contre l’injustice sociale et offre la possibilité aux femmes de gagner en assurance et en plaisir dès qu’elles actionnent les roulettes.
L’organisation, désormais active dans plus de vingt grandes villes américaines avec plus de 10 000 pratiquant·e·s ouvre désormais ses ateliers, cours et événements à toute personne désirant faire du skate peu importe son âge ou son genre.
Kim Woozy, l’une des protagonistes du projet, productrice de Quit Your Day Job, premier long métrage de skate entièrement féminin, affirme dans le City on Hill
Press que « le skateboard est un moyen de bâtir des communautés inclusives. Nous existons pour offrir un espace de pratique au plus grand nombre et un sentiment d’appartenance à quelque chose […]. Notre but est de mettre fin à “Skate Like a Girl”. Dans le monde que nous essayons de bâtir, tous les publics seront les bienvenus sur les espaces de pratique de skateboard, on y rencontrera tous types d’individus. En attendant, nous continuons de travailler à instaurer une équité, pour atteindre, un jour, l’égalité. »









