Sport : tout savoir sur les soins non conventionnels pour garder la forme 

En France, quatre Français.es sur dix ont recours aux thérapies ou soins complémentaires, et les sportif•ves n’y font pas exception, que ce soit pour entretenir leur forme ou rechercher un certain mieux-être. Ostéopathie, naturopathie, hypnose ou encore homéopathie, ces pratiques non conventionnelles ont toutefois des limites, à connaître avant d’y avoir recours. 

Sport : tout savoir sur les soins non conventionnels

Qu’elles soient appelées thérapies complémentaires, alternatives, douces ou encore naturelles, les pratiques dites « non conventionnelles » ont une chose en commun : elles ne reposent pas sur des données scientifiques suffisamment fiables pour être reconnues par la médecine conventionnelle. 

Soins non conventionnels : de quoi parle-t-on ?

Il en existe en réalité des centaines, et l’on ne saurait toutes les citer ici. Les plus connues sont : l'acupuncture, l’ostéopathie, l’homéopathie, l’hypnose, la mésothérapie, la phytothérapie, la naturopathie, l’aromathérapie, la sophrologie…

Selon le Ministère de la santé et de la prévention, « l’enseignement de ces pratiques non conventionnelles, ne donne pas lieu à des diplômes nationaux, à l’exception de l’acupuncture ». Si quelques formations donnent ainsi lieu à des diplômes universitaires (DU) ou des diplômes interuniversitaires (DIU), ces diplômes « ne signifient pas que l’efficacité et l’innocuité de la technique soient prouvées », souligne toujours le Ministère de la santé et de la prévention.

De même, si les titres professionnels d’ostéopathe et de chiropracteur ont effectivement été reconnus par la loi du 4 mars 2002, « ces reconnaissances de titres professionnels ne sont pas pour autant des validations de ces théories », précise le ministère. Ainsi, « les ostéopathes peuvent pratiquer des manipulations ayant pour but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des troubles qui ne relèvent pas de pathologies nécessitant l’intervention d’un médecin ».

Des thérapies en complément de pratiques médicales conventionnelles ?

Si en France, l’Académie nationale de médecine préfère le terme de Thérapies complémentaires (ThC) pour désigner ces pratiques non conventionnelles, c’est avant tout pour favoriser la bonne prise en charge des patient·es dans le cadre de traitements de pathologies et maux divers. En effet, le fondement des pratiques non conventionnelles ne reposant pas sur des études scientifiques suffisamment fiables, les taux de réussite des traitements orchestrés par leurs praticien·nes n’atteignent pas ceux délivrés par la médecine conventionnelle.

« La médecine « conventionnelle » s’appuie sur des traitements qui ont obtenu une validation scientifique, soit par des essais cliniques, soit parce qu’ils bénéficient d’un consensus professionnel fort obtenu avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée », peut-on lire sur le site du Ministère de la santé et de la prévention, « Dans la très grande majorité des cas, les pratiques de soins non conventionnelles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité, ainsi que leur non-dangerosité ».

À la demande de patient•es qui souhaiteraient se tourner vers celles-ci pour compléter un parcours de soin, ces thérapies peuvent donc venir en complément au recours aux médecines conventionnelles, ces dernières assurant la bonne prise en charge de tout un chacun. Ces thérapies ne sauraient se substituer aux soins conventionnels, aux résultats scientifiquement éprouvés. « Lorsqu’elles sont utilisées pour traiter des maladies graves ou en urgence à la place des traitements conventionnels reconnus, elles peuvent donc faire perdre des chances d’amélioration ou de guérison aux personnes malades », appuie le Ministère de la santé et de la prévention, « le retard à l’instauration d’un traitement de médecine conventionnelle peut entraîner une perte de chance de guérison ou d’amélioration d’une pathologie grave ».

Les bonnes questions à se poser avant de choisir son ou sa praticien•ne

Pour déterminer si vous avez besoin de soins délivrés par la médecine conventionnelle, ou si vous pouvez opter pour des soins non conventionnels, plusieurs questions peuvent être judicieuses :

• Ma problématique nécessite-t-elle un diagnostic médical ?
• Pour résoudre ma problématique, une prescription et un suivi médical sont-ils nécessaires ?
• L’efficacité du traitement proposé est-elle éprouvée ?
• Ce traitement vient-il remplacer un traitement conventionnel déjà mis en place par un•e praticien•ne reconnu•e par le Conseil national de l’ordre des médecins ?

D’autres questionnements peuvent vous aiguiller sur le site du Ministère de la santé et de la prévention.

Médecines conventionnelles : vers qui puis-je me tourner ?

En cas de douleurs ou de pathologies, divers médecins peuvent vous offrir une prise en charge appropriée selon le problème médical rencontré. Ceux-ci sont inscrits au tableau du Conseil national de l’ordre des médecins ou CNOM (consultable ici) selon leur spécialisation ou qualification reconnue par le CNOM.

Sport : tout savoir sur les soins non conventionnels

Pratiques non conventionnelles : que faire en cas de dérives ?

En cas de mécontentement à la suite de votre prise en charge lors d’une thérapie complémentaire, vous trouverez toutes les informations concernant les démarches à opérer sur le site du Ministère de la santé et de la prévention.

Sport : tout savoir sur les soins non conventionnels

VAL

JOURNALISTE - RÉDACTRICE WEB

Journaliste société, passionnée de réseaux sociaux (la Twitter fever, tu connais) et de sport. À mes heures perdues, on me retrouve sur une barre de pole dance ou sous la barre de hip thrust, ça dépend des jours.