Sport et enfant : comment construire la confiance en soi de l'enfant

Le sport peut aider votre enfant à construire sa confiance en soi sur le long terme. Découvrez comment !

Sport et enfant : comment construire la confiance en soi de l'enfant

Karine Weber est psychologue. Experte des relations humaines, elle encourage et stimule les enfants et les adolescents dans leurs projets de vie en s'assurant de leur bonne santé mentale. Elle nous explique comment le sport peut aider votre enfant à acquérir toute la confiance en soi nécessaire.

Qu’est-ce qui influence le niveau sportif d’un enfant ?

"N’oublions pas qu’il existe plusieurs activités sportives", souligne Karine, "les prédispositions ne sont pas les mêmes pour un joueur de basket ou une gymnaste. Il viendra naturellement l’option de facilité de mettre un enfant très grand au basketball ou une fille très souple à la gymnastique". Vient ensuite l’environnement familial : des parents qui regardent assidument les Jeux olympiques et pratiquent des activités physiques et sportives produiront un environnement où l’enfant pourra observer et avoir envie de prendre ses parents en modèles. Enfin, la personnalité de l’enfant l’orientera davantage vers des sports de duel, des sports collectifs ou des sports de chronomètre.

COMMENT STIMULER SON ENFANT DANS LA PRATIQUE SPORTIVE ?

Pas de secret ici, selon l'experte ! "Partez du principe qu’on aime quand on est bon : selon ce principe, mettez votre enfant en réussite", conseille Karine, "j’ai à l’esprit l’exemple d’un entraîneur qui avait pris en main une équipe qui manquait de confiance. Il les avait entraînés à un niveau très bas où ils jouaient des matchs très faciles qu’ils gagnaient successivement. Les entraîner à gagner les a mis sur une dynamique positive". En somme, retournez l’expression consacrée : "quand on peut, on veut". Sans les laisser gagner, mettez vos enfants dans un environnement où ils pourront développer leurs pleines capacités.

Comment appréhender l'échec sportif chez votre enfant ?

En choisissant de faire passer votre plaisir avant le sien, votre enfant risque fort de finir par s'ennuyer, et générer une grande frustration malgré les éventuels succès. "L’enfant n’est pas bête : il voit bien qu’il fait plaisir à ses parents quand il réussit", poursuit Karine, "dans ces conditions, faites attention à valoriser l’effort et pas seulement le résultat". Quant à l’entraîneur·euse de votre enfant, il ou elle aura aussi sa part de responsabilité. Il faut inspirer les enfants par des jeux, par l’imagination et par le challenge, par des interactions psychologiques qui leur montreront qu’ils peuvent devenir forts.

Si votre enfant comprend que le progrès vient avec l'entraînement et que vous, parents, mettez davantage l’accent sur le progrès que le résultat, l’enfant sera motivé. Par ailleurs, la cause d’un match raté peut être extérieure à la disposition sportive de l’enfant.

Estime de soi, confiance en soi : quel rôle chez l'enfant ?

La nuance entre estime de soi et confiance en soi est ici importante. "L’estime de soi est la valeur qu’on se donne, la capacité de l’enfant à s’aimer. Un enfant qui aura de l’estime de soi sera plus indulgent envers lui-même", précise Karine, "quant à la confiance de soi, c’est la capacité à essayer. Si l’enfant a de l’estime de soi et échoue, il envisagera de davantage s’entraîner ou de changer de sport". À l'inverse, s’il en manque, il se dévalorisera.

Le problème des enfants, c'est qu’ils n’aiment pas perdre. "Or, craindre de perdre un match amène à mal jouer", poursuit notre experte, "en intégrant et en acceptant la possibilité de perdre le match, sans partir perdant pour autant, l’enfant jouera son match à fond". La peur sclérose, y compris celle des parents : votre façon de croire en eux influencera leur réussite. "Les parents craignent pour leurs enfants, souhaitent leur réussite et ont l’impression que l’enfant est malheureux quand il perd. Il n’est pas malheureux, il est simplement triste", explique Karine, "aux enfants qui répètent la phrase d’adulte 'l’important, c’est de participer', je leur dis 'Ça va pas ? Moi, quand je fais un match, j’ai envie de le gagner'".

Un compétiteur ne vient pas pour participer, mais pour essayer de battre son adversaire. "L’important est de gagner", poursuit l'experte, "en revanche, il faut intégrer que, de temps en temps, il faudra serrer la main de son adversaire et le féliciter d’avoir été meilleur que soi". Si ceux qui ne savent pas perdre, même aux jeux de société, peuvent être un vrai problème, dans le même temps, un vrai champion est un mauvais perdant qui a trouvé son sport et a la rage de gagner. 

Ainsi, quand votre enfant sort du terrain après une défaite, il n’est pas capable d’entendre que "ce n'est pas grave". Il est déçu d’avoir perdu, et c’est bien normal. Dites-lui plutôt "mince ! Tu es passé au travers aujourd’hui" et cherchez ensemble ce qui a manqué.

Nos enfants sont formidables, et aucun d'entre eux n’est nul. Soit ils sont débutants, soit ils sont confirmés, et tout est une question d'entraînement. Valorisons l’effort et l’état d’esprit plutôt que le résultat. Il est très important d’aider son enfant à croire en soi, avant toute autre chose.

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