POURQUOI J’AI ATTENDU 42 ANS POUR ESSAYER LE FREERIDE

Et si on vous disait que le freeride est accessible à tous ? Découvrez comment Carole, sur les skis depuis l’âge de 3 ans et jamais sortie en dehors des pistes, est devenue freerideuse à 42 ans.

Le freeride, la poudreuse, la liberté, les sensations…vous avez toujours rêvé de vous y mettre, mais le pas à franchir pour découvrir sereinement cette discipline vous a toujours paru infranchissable. Carole, chef de produit Wedze, nous a prouvé le contraire, en surmontant sa peur et en adoptant le freeride à 42 ans. Elle nous raconte comment le bon accompagnement et le bon matériel ont fait d’elle une freerideuse convaincue. Récit d’une belle aventure à partager sans modération.

POURQUOI J’AI ATTENDU 42 ANS POUR ESSAYER LE FREERIDE

Originaire de Sallanches, fille de 2 très bons skieurs passionnés, Carole a passé son enfance sur les skis. “J’ai commencé le ski vers l’âge de 3-4 ans, comme tous les enfants du coin. J’ai pris des cours, puis plus tard ma maman me déposait le matin, et je passais la journée sur les pistes avec mes copines” nous confie-t-elle.

Et pendant toutes ces années, Carole reste sur les pistes, jamais attirée par le freeride, qui lui fait même peur. “Ma mère faisait beaucoup de freeride. Mais un jour, c’est l’accident : elle est tombée dans une crevasse en faisant la Vallée Blanche. Et ce malgré la présence dans le groupe de 2 guides qui avaient au préalable sondé le passage. Elle s’en est sortie, mais ça aurait pu être beaucoup plus grave…” raconte Carole.

 

Elle reste très marquée par cette expérience. Pour elle, le freeride est synonyme de danger, d’imprévisible, incontrôlable. Autour d’elle, des amis d’enfance se font emporter par la montagne et leur passion pour le freeride. Et puis Carole est maman de 2 petits garçons, ce qui ne la pousse pas à prendre des risques.

 

Je suis quelqu’un qui a besoin de tout prévoir, de tout sécuriser, c’est dans mon caractère, j’ai un côté manque de lâcher-prise certain, et je suis une maman. Le freeride représente trop d’inconnues pour moi, trop de risques par rapport au plaisir. Il fallait trouver d’autres arguments pour que je m’y mette.

MON DÉCLENCHEUR : L’ESPRIT D’ÉQUIPE ET LA CURIOSITÉ

Carole est chez Wedze depuis les débuts de la marque. Après une petite année d’absence pour vaincre un cancer du sein, elle se retrouve au bureau en mars 2018, dans l’équipe freeride, à laquelle ses produits ont été rattachés. Plus question pour elle de ne pas essayer cette discipline qui lui fait pourtant peur.

Quand j’ai basculé vers l’équipe freeride, je me suis dit que ce serait dommage de rater cette occasion. Donc j’ai demandé aux gens autour de moi, qui sont plutôt de gros freeriders, quelle était la meilleure méthode pour mettre quelqu’un comme moi au freeride. D’autant que c’est un bon moyen pour comprendre la cible et la mission de la marque : rendre le freeride accessible à tous. J’étais le parfait cobaye !” nous explique Carole en riant.

A la rentrée, toute l’équipe freeride décide de se remettre sur les skis ensemble. Première sortie pour toute la marque Wedze à Morzine, Carole se raccroche à un petit groupe de l’équipe freeride pour faire ses premières traces sous les télésièges. Et là, c’est la catastrophe :

 

Les conditions étaient vraiment difficiles : jour blanc, aucune visibilité, et condition physique proche de zéro. J’avais terminé mes traitements pour le cancer en février, je suis revenue au boulot en mars, et cette première sortie en décembre m’a bien montré que mon corps n’avait pas encore complètement récupéré. Tout le monde m’avait dit qu’avec mon niveau de ski ça irait tout seul… mais non. L’endroit n’était pas adapté à mon niveau en freeride, je n’ai pris aucun plaisir. Ce qui m’a rassuré, c’est que mes collègues sont restés avec moi, hyper vigilants et pédagogues, et m’ont aidée à aller au bout de cette journée”.

L’IMPORTANCE D’UN MATÉRIEL ET D’UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTÉS

Après cette première expérience un peu ratée, Carole ne se décourage pas. James (de-Saint-Julien, chef de produit ski) et Antoine (Bouvier, ingénieur produit, moniteur de ski et champion de télémark) non plus. Passionnés de freeride, ils veulent partager avec Carole ce qu’ils aiment : les sensations de liberté, la joie de se sentir flotter dans la neige. Ils lui apprennent quelques gestes un peu techniques lors d’une sortie aux Contamines, et James lui donne du matériel un peu plus polyvalent que ses skis de piste : 95 mm au patin, un rocker en spatule. De quoi se faire plaisir en poudreuse tout en restant maniable sur les pistes. Une belle journée, où elle prend du plaisir.

Découvrir le freeride avec les conseils WEDZE

Toute la marque est partie en Autriche, dans la station de St Anton, pour 3 jours. Des guides accompagnaient différents groupes de niveaux. Je me suis retrouvée dans le mauvais groupe, de quoi me décourager complètement. Heureusement, James est venu à ma rescousse, et nous a organisé un super groupe. Il tenait à ce que je reprenne confiance en moi. On a fait une journée avec un guide très pédagogue, pendant laquelle j’ai perdu un ski. On a rigolé, j’étais en totale confiance. Je me suis rendu compte que j’avais un meilleur niveau de ski que la plupart, et que c’était simplement la peur qui m’empêchait d’avancer et de m’éclater.

 

Grâce à tous les bons conseils de James, des différents guides et moniteurs qui ont accompagné Carole sur différentes sorties, pour apprendre à lire le terrain, à faire attention à sa manière de skier en fonction de la neige, comment rester en sécurité, Carole se sent maintenant en confiance en hors piste. Et elle s’éclate. 

Je vois bien que je sors de ma zone de confort quand je pars pour une journée freeride, mais je me sens tellement fière d’y arriver. Et je me fais plaisir. Découvrir la sensation de flotter, partager des moment incroyables, c’est irremplaçable. J’ai déjà repéré le matos que je voudrais essayer cet hiver… Le message que je veux faire passer, c’est que si moi je l’ai fait, tout monde peut le faire, vraiment” nous explique Carole, le sourire dans les yeux.

Vous l’aurez compris, le plus important si vous avez envie de vous mettre au freeride c’est de vous faire accompagner par un professionnel qui vous apprendra les bons gestes, pourra vous conseiller sur le matériel et vous emmènera en sécurité découvrir ces sensations incroyables. Et n’hésitez pas à partager vos premières expériences et vos conseils avec toute la communauté des skieurs passionnés !

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Sophie Claude est médecin, Aurélien Laurent est pisteur-secouriste, tous deux dans la station de ski de La Clusaz, en Haute-Savoie. Les accidents de sports d'hiver, c'est leur métier. Du choc léger à la tête au traumatisme crânien grave, ils savent combien il est important de porter un casque lorsqu'on part sur les pistes. En ski, en snowboard ou en luge, les collisions peuvent se produire n'importe où et avec n'importe qui, ou quoi ! Ils nous expliquent, en parlant de leur métier, pourquoi il est si important de porter un casque sur les pistes de ski.

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