Jeux olympiques et manga : quand la fiction anticipe la réalité

Un personnage fictif qui croise le destin d'une athlète olympique, jusqu’à les confondre, ça vous parait possible vous ?

Jeux olympiques et manga : quand la fiction anticipe la réalité

En 1964, le volleyball figure pour la première fois au programme olympique. Si l’équipe japonaise masculine remporte le bronze, c’est sur l’équipe féminine que le pays se focalise. Leur victoire crée un engouement autour de ce sport. Les mangas de volleyball féminin se multiplient bientôt et, comme pour le foot ou le basket, les clubs scolaires font le plein.

En 1972, une série télévisée mêlant animation et images documentaires, München e no Michi (En route pour Munich) évoque la participation masculine au JO de Munich. La fiction rattrape bientôt la réalité : l’équipe japonaise est médaillée d’or et la série diffuse un épisode célébrant cette victoire.

Et encore après… Yawara ! est un manga sur le judo publié dans les années 80 par Naoki Urasawa.
Ce titre préfigure le retour de la compétition féminine de judo aux Jeux Olympiques de 92 à Barcelone. Comment ? En créant un personnage fictif qui va s’entraîner pour aller participer à cette compétition et remporter la médaille d’or... Cette bande dessinée devient très populaire, notamment avec le dessin animé qui en est adapté, et qui devient un compte à rebours avant les jeux olympiques. Le dialogue avec la réalité s’accélère… Jouant sur les éléments habituels du drame familial et de la comédie romantique, la série fait voyager les lecteurs et lectrices en sublimant Barcelone, la Sagrada Familia et les bâtiments de Gaudi.

En parallèle, une judokate, Ryōko Tani, devient une star auprès du public japonais qui se fédère derrière elle… et la surnomme Yawara-chan. Elle devient l’incarnation réelle d’un personnage de fiction, censé raconter le retour en grâce des Japonais au judo, par le biais des JO.

en boxe, aussi...

Ippo est la plus longue et la plus populaire série sur la boxe de l’histoire du manga. Lancée en 1989, elle est toujours en cours de publication aujourd’hui avec 127 volumes au compteur.
Et si Shimizu Satoshi est devenu médaillé de bronze en 2012 à Londres, c’est certainement en partie grâce à son admiration pour Ippo : “le manga que je trouvais vraiment cool, c’est Ippo. Surtout le personnage de Mashiba. Son Flicker Jab (coup de poing direct du bras avant) était vraiment classe. Comme j’étais élancé, je me suis dit que si je commençais la boxe je pourrais lui ressembler !”

Jeux olympiques et manga : quand la fiction anticipe la réalité
Jeux olympiques et manga : quand la fiction anticipe la réalité

berangere

< ça, c'est mon air surpris, façon manga

Quand je ne visite pas des expo, je suis sur mon vélo, à la baby-gym, l'éveil aquatique, sur des rollers ou dans un bassin, j'aime écrire sur tous ces sujets. Comme ça, la boucle est bouclée !

SPORT X MANGA : TOUT UN DOSSIER