COURIR DE NUIT : CONJUGUER PLAISIR ET SÉCURITÉ

Courir de nuit requiert un minimum de préparation afin de prendre un maximum de plaisir. Comment s'équiper ? Comment prévoir sa sortie ? À quoi penser avant de partir ? On vous dit tout.

courirdenuit

Mais alors déjà, pourquoi courir de nuit ?

D'accord, cette question est pertinente. Alors déjà parce que la nuit, l'hiver, c'est 17h. À partir de là, beaucoup n'auront pas d'autre choix que de planifier le running au retour de la journée de cours, de travail, de repos... Ce sera ça, ou alors très tôt le matin, ce qui ne changera rien à l'affaire. Dans tous les cas, ça ne sent pas la bonne idée.

Pour d'autres, ce sera un moyen de s'échapper un peu, de varier les profils d'une sortie course à pied, de mieux se concentrer, de se retrouver avec soi-même ou encore de faire un sort à une insomnie. Bref, sir les raisons sont variées, les bonnes pratiques à avoir en tête, elles, varient peu. C'est parti pour les passer en revue !

Parlons éclairage : quelle lampe pour courir la nuit ?

Voir et être vu•e. Une lampe frontale ou facilement transportable est la compagne obligée du coureur évoluant de nuit. Premier impératif : ne jamais sortir sans, l’objectif prioritaire étant de ne jamais se trouver isolé•e sans lumière en pleine pampa !

Avant de courir avec votre lampe, veillez à maîtriser parfaitement son mode de fonctionnement ainsi que la manière dont les batteries ou les piles doivent être changées.
Manipuler sa lampe confortablement assis dans son salon n’est certainement pas la même affaire que la manipuler en plein running pendant la nuit avec des gants ou des doigts engourdis par le froid...

Que choisir entre la lampe frontale et une lampe abdominale ?
Avec une lampe frontale : le faisceau suit le regard.
Avec une ceinture abdominale : le faisceau éclaire constamment devant vous.

Lampes de Running

PARLONS ÉQUIPEMENT : QUELLE TENUE POUR LA COURSE À PIED ?

Le running nocturne se pratique généralement lors des mois les plus froids de l’année. D’où l’importance particulière qui doit être apportée à l’équipement. Il est préférable de choisir une tenue chaude et respirante et de porter plusieurs couches de vêtements peu épais.

En cas de sudation prononcée à l’effort, enlevez une couche pour la nouer autour de la taille ou la ranger dans un sac. Pour rester visible dans la nuit, pensez aux vêtements ou accessoires fluorescents ou phosphorescents.

Trois priorités à avoir en tête :
- Protéger les extrémités. Gants et bonnet sont fortement conseillés — quitte à les ôter au cours d’une séance d’entraînement ou d’une compétition.
- Privilégier les vêtements fluorescents permettant de pratiquer le running nocturne dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.
- Emporter avec soi un téléphone portable ainsi qu’un ravitaillement minimum (type barre de céréale ou fruits secs). Il est important de pouvoir appeler des secours et d’être autosuffisant durant quelques heures en cas de mauvaise chute par exemple. Mais pas de panique, tout se passera bien, c'est juste au cas où.

COURIR DE NUIT : CONJUGUER PLAISIR ET SÉCURITÉ

comment on s'équipe, pour courir en hiver ?

Le choix du parcours d’entraînement ou de la course est évidemment primordial. On ne part pas à l’aventure sans avoir pris ses précautions dès sa première sortie nocturne.

COURIR DE NUIT : CONJUGUER PLAISIR ET SÉCURITÉ

Quatre conseils pour se lancer dans le jogging de nuit

- Débutez par des sorties rassurantes sur des parcours que vous connaissez. Rien de tel pour prendre confiance et ne pas trop sortir de sa zone de confort lorsque vous passerez du jour à la nuit.

- Vérifiez bien que votre parcours soit constamment éclairé par des lampadaires. Dans tous les cas, n’oubliez pas votre lampe frontale (ou tout autre accessoire. Un brassard lumineux peut aussi très bien convenir).

- Assurez-vous en amont de la météo. Si vous n’avez pas l’habitude de courir de nuit, il est préférable d’annuler votre séance de running lorsque des précipitations significatives (pluie ou neige) sont annoncées. Éviter également de sortir sans expérience si la température extérieure descend en dessous de zéro degré.

- Adopter une foulée plus lente qu’à l’ordinaire afin de rester concentré•e sur le terrain. Le regard restera focus sur l’environnement immédiat, sauf sur des axes bitumés de bonne qualité. Si vous choisissez un parcours que vous connaissez alors cela ne devrait pas poser problème, mais faites tout de même attention aux branches et terrain glissants d'automne et d'hiver.

"On est un peu plus attentifs à tout, notamment aux lapins qui sont moins cachés que la journée et qui peuvent traverser le chemin brusquement.
On fait attention aux flaques mais surtout aux trous pour éviter de se blesser. En bref, la nuit, on est plus conscient de son environnement."
Thomas, coureur de nuit mais seulement quand vraiment il faut.

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