Comprendre les véritables adversaires à la chasse à l’approche
Le premier adversaire, c'est le vent. Pourquoi ? Parce qu'il porte votre odeur aux narines du gibier bien avant que vous n’ayez aperçu l’animal. Cela peut complètement trahir votre présence. Le deuxième, c'est le bruit : un frottement de tissu, un pas mal posé, cette petite branche qui craque et qui anéantit des minutes voire des heures de progression. Mais le plus difficile à maitriser reste souvent soi-même : sa propre impatience, son souffle mal maîtrisé, sa respiration trop rapide, son doute, l’envie d’avancer alors qu’il faudrait attendre.
Comprendre ces éléments, c’est déjà progresser. C'est pour cela que connaître son territoire pour se mouvoir lentement, patiemment, est primordial. Chaque pas fait l’un après l’autre compte, dans un duel où le temps semble s’allonger et où chaque mètre gagné est une victoire. Car, au final, à l’approche, le but ultime n’est-il pas d’être en immersion totale avec la nature, au point de disparaître ?









