5 Astuces pour réduire son impact environnemental quand on est sportif.ve

L’athlète Andy Symonds annonçait renoncer aux championnats du monde de Trail pour des raisons environnementales le 13 septembre dernier sur son compte Instagram. L’occasion de se poser les bonnes questions sur notre propre empreinte carbone en tant que sportif.ves, et comment la réduire en quelques gestes simples.

5 astuces pour réduire son impact environnemental sportif

Alors que les débats grondent autour de l’impact environnemental des compétitions sportives, voici quelques astuces pour réduire l’impact environnemental de votre pratique sportive et pousser le milieu vers de nouveaux automatismes. 

1. Choisir un sport à empreinte carbone et impact environnemental faibles

Prenons le problème à la source : tous les sports et événements sportifs ne sont pas voués à adopter le label « Développement durable, le sport s’engage », puisque certains requièrent un équipement spécifique dont l’alternative écologique n’a pas encore vu le jour. Le but de ce label ? “Attester et valoriser la démarche des organisateurs de manifestations sportives qui s’engagent à développer et mettre en œuvre des événements respectant des critères environnementaux, sociaux, économiques, éthiques et de gouvernance pour des événements écoresponsables solidaires et vertueux”, peut-on lire sur le site dédié.

En attendant que ledit équipement soit développé ou que la pratique de ces sports évolue, vous pouvez vous tourner vers des disciplines à impact environnemental faible, et qui requièrent moins d’équipement. L'objectif ? Réduire votre empreinte carbone, tout simplement (eh oui, plus vous achetez d’équipements sportifs, plus vous générez une certaine production, et donc plus votre empreinte carbone s’envole !).

Quelques indices peuvent vous aider à déterminer si, oui ou non, le sport que vous visez a un impact fort sur l’environnement :
• Il nécessite une infrastructure particulière : piste de ski artificielle, piscine, golf…
• Il nécessite de nombreux équipements : kitesurf, hockey sur glace, équitation…
• S’il se pratique en pleine nature, attention à prendre soin de celle-ci sur votre passage.

Bien entendu, certains de ces aspects peuvent être résolus en partie par la location de matériel, ou une consommation raisonnée : demandez-vous si vous avez vraiment besoin de ce nouvel équipement, ou si votre actuel peut en réalité être réparé, par exemple. 

5 astuces pour réduire son impact environnemental sportif

Notre top 5 des sports à faible impact environnemental 

• La marche à pied (à condition de respecter la faune et la flore environnantes)
• La course à pied (idéalement pratiquée en ville ou en pleine nature, sans infrastructure dédiée)
• La nage (mais en eau libre, moins en structures construites à cet effet)
• Les sports nautiques (à condition d’opter pour un équipement à voile, pas à moteur, évidemment)
• Le vélo (mais on ne roule pas sur les petits hérissons, s’il vous plaît)

2. Moins laver ses vêtements de sport

Je vous vois venir, avec vos « mais on va sentir le fauve, si on ne lave pas nos vêtements ». J’ai écrit « moins laver vos vêtements » et non « cesser totalement de laver vos vêtements », nuance ! En effet, la plupart des vêtements de sport sont composés de matières synthétiques, ceux-ci relâchent donc des microplastiques dans l’eau à chaque lavage. Laver vos vêtements de sport une fois sur deux après la pratique peut donc être un moyen efficace de réduire l’impact de votre vêtement sur la qualité de l’eau. 

Alors oui, vous risquez une légère odeur de transpiration lors de la séance suivante, mais si c’est le prix d’un impact environnemental sensiblement réduit, franchement, ce n’est pas si cher payé, si ? Qui plus est, si vous pratiquez régulièrement des sports à transpiration moindre, comme le yoga, l’étape du lavage post-séance relève bien souvent du réflexe, plus que de la nécessité.

Pour aller plus loin, vous pouvez même opter pour des produits d’hygiène zéro déchet, pour vous laver de vos efforts tout en réduisant les effets de votre douche (évidemment) sur la planète !

3. Choisir ses tracés en fonction de la faune et la flore sauvage

Quand on pense sports en pleine nature, on peut se dire « en voilà, des sports écolos ! » et pourtant, certaines pratiques néfastes pour la nature perdurent parmi les pratiquant.es desdits sports. Si la randonnée, c’est votre dada, attention à ne pas perturber la faune et la flore présentes sur votre chemin. On ne cueille rien, on ne touche pas les animaux, qui plus est lorsqu’ils sont encore petits, et on veille à ne pas se rendre sur des chemins d’ores et déjà ultra-fréquentés. Parce que oui, la surfréquentation des sentiers de randonnée cause aussi bien du tort à la planète. Les animaux qui y vivent voient leur quotidien perturbé, perdent en instinct de survie à cause de la présence humaine constante sur leur lieu de vie, et les écarts des randonneur·ses peu scrupuleux·ses peuvent aussi perturber la flore présente sur le site visité. Attention donc à bien choisir vos futures excursions, pour un impact environnemental quelque peu réduit. Un petit geste supplémentaire peut être, si votre condition physique vous le permet, d’éviter d’user de bâtons de randonnée. Collectivement, ce geste contribue à préserver la flore sur votre passage. Sur certains parcours de trail, les bâtons de randonnée sont ainsi interdits dans des zones spécifiques en ce sens.

Bien sûr, on ramasse ses déchets, notamment en bivouac ou en course. Bref, la nature se passera de votre petite touche personnelle !

Plus logique encore, si votre truc, c’est le dépaysement, pas besoin de chercher à l’autre bout du monde. Aimer se balader en pleine nature, c’est bien, le faire sans avoir à prendre l’avion, c’est tout de même mieux, non ? Coup de chance, il existe en France bien des sites qui permettent ce dépaysement, sans avoir à quitter l’hexagone. 

5 astuces pour réduire son impact environnemental sportif

4. Acheter son équipement en seconde main

Acheter ses vêtements en seconde main, ça peut paraître évident dans notre quotidien, mais étrangement, côté sport, on n’y est pas encore. Pourtant, il existe des sites permettant de trouver ses leggings, shorts et hauts de sport d’occasion.

Plus encore, c’est l’entièreté de vos équipements sportifs que vous pouvez acheter en seconde main, ou apprendre à réparer par vous-même. Votre impact environnemental et empreinte carbone en seront d’autant plus réduits, à condition de garder cet équipement suffisamment longtemps. Eh bien oui, si vous revendez aussitôt l’équipement, ou -pire encore- que vous le jetez peu de temps après son acquisition, l’achat en seconde main perd tout son intérêt initial.

Et si votre pratique sportive se trouve occasionnelle, on pense notamment au ski, ou aux sports nautiques pour celles et ceux qui ne vivent pas en bord de mer, la location de l’équipement nécessaire peut être un bon moyen d’éviter toute consommation excessive, ou tout du moins superflue.

5. Pour vos repas sportifs, pensez zéro déchet !

Les éco-gestes s’invitent même dans votre assiette ! En matière de récupération sportive et de nutrition, il y a aussi de quoi faire dans la réduction votre impact environnemental. Ce granola que vous affectionnez tant, vous pouvez par exemple le cuisiner vous-même, au même titre que ces petits encas destinés à vous donner un coup de boost à mi-parcours de vélo.

De manière générale, en repensant votre consommation de manière locale et zéro déchet lorsque cela vous est possible, vous pouvez réduire votre impact environnemental. Le must du must ? Opter pour une transition vers un régime végétarien ou végétalien (si, si, c’est possible, tout en étant sportif•ve). En effet, à ce jour, il s’agit du régime à l’impact le moins fort sur l’environnement.

5 astuces pour réduire son impact environnemental sportif

Val leroy

Journaliste - rédactrice web

Journaliste société, passionnée de réseaux sociaux (la Twitter fever, tu connais) et de sport. À mes heures perdues, on me retrouve sur une barre de pole dance ou sous la barre de hip thrust, ça dépend des jours.