OÙ NAGER EN EAU LIBRE ?

Le soleil est de retour ! C’est le moment de quitter les bassins chlorés pour piquer une tête en eau libre. Mer, lac, rivière : passage en revue des types de spots où il fait bon nager.

Où nager en eau libre ?

Les températures grimpent. L’affluence à la piscine, aussi et ça commence, un peu, à vous agacer. C’est le moment de fuir les foules, d’enfiler, ou pas, votre combinaison de nage en eau libre. Et d’aller tester quelques spots de nage en eau libre. Mer, lac, rivière : il y en a pour tout le monde ! 

Nager en mer ou dans l’océan

En mer ou dans l’océan, c’est presque pareil. Bon, les océanologues ne valident pas ce propos. Mais, concrètement, pour le nageur d’eau libre, ça ne change pas grand chose. Il faut composer avec les vagues et l’eau salée. Et c’est surement pas ça qui va nous arrêter. ;-)

 

Amateurs d’espace, et pas seulement, la nage en mer, c’est pour vous. Imaginez-vous, le rivage d’un côté, l’horizon de l’autre. L’air marin en plus. Le voisin de ligne en moins. Moi, je m’y vois assez bien. Autre point positif : aucune plage ne se ressemble. Et, en France, près de 10 régions sont entourées par la mer ou l’océan. Ça fait pas mal de possibilités.

 

Les bénéfices de l’eau froide, et salée, maintenant, vous connaissez. Nager en mer, c’est bon pour votre humeur, pour votre santé et, pour vos performances sportives. Mais, surtout, tout le monde peut le faire. La nage en mer se pratique à son rythme. Quelques kilomètres, un triathlon ou la traversée de la Manche, pourquoi pas après tout, c’est vous qui voyez ! Bon, je vous l’accorde, certains sont géographiquement plus avantagés. Pour les autres, voilà une bonne excuse pour voyager !

 

Et j’ajoute qu’il faut peu, voire pas d’équipement. Eh oui, encore un argument. Pour les frileux, et ceux qui nagent en hiver, ou à Dunkerque, enfilez votre combinaison en néoprène. Bien équipé, vous n’avez plus d’excuse. Et sur certains spots, vous pouvez même tomber le maillot ! ;-)

 

À vous la nage en mer. Mais j’insiste : ne négligez pas les règles de sécurité. En pleine mer, cela va de soi, on ne fait pas n’importe quoi. Quelques basiques de la sécurité en mer, pour y aller sereinement. Nager librement. Oui. Prendre des risques. Non. Autre point : quand la baignade est interdite, c’est généralement pour de bonnes raisons. Alors, évitez.

Faire quelques longueurs dans une rivière ou un fleuve

Un dernier élément à prendre en compte : la qualité de l’eau. Malheureusement, elle n’est pas égale et certaines eaux sont plus polluées que d’autres. Pour des raisons évidentes, je vous recommande d’éviter ces dernières. En surfant sur internet, vous trouverez plusieurs indicateurs fiables. Après un rapide coup d’oeil, vous saurez où nager. Et, je vous rassure, les spots propres sont nombreux.

 

Avoir envie d’aller nager en mer, c’est bien. Savoir où le faire, c’est mieux. Je n’ai pas de liste exhaustive à vous proposer. Mais avec près de 3500 km de littoral en France, vous devinez qu’il y a du choix. Évidemment, tous ne sont pas pratiquables. Par exemple, je vous déconseille fortement une baignade en Baie de Somme. Sauf si vous êtes expert en marées. Et encore...

 

Mon conseil, si vous habitez près de la mer : rapprochez-vous d’un club de natation en eau libre. Ils sont de plus en plus nombreux. Et c’est un excellent moyen d’avoir les bons conseils d’un coach , de rencontrer des gens passionnés et de progresser, même si vous nagez surtout pour le plaisir.

 

Une autre astuce : convoitez les plages des célèbres courses et épreuves en eau libre. Vous n’avez peut-être pas prévu de traverser la Manche, mais vous pouvez nager dedans. Et parce que les plages du Nord n’ont rien à envier à leurs consoeurs du Sud (à part quelques degrés peut-être), pourquoi ne pas piquer une tête à Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Rien ne vous empêche non plus de vous jeter à l’eau au Roucas-Blanc, la plage du fameux défi de Monte-Cristo, à proximité de Marseille.

 

Voici le spot coup de coeur de Vincent, notre Leader lunettes de natation Nabaiji : la plage d’Hendaye.

Et ceux de Céline, ingénieure Nabaiji : Martigues et la plage de Sainte-Croix.

 

Enfin, toutes les stations balnéaires sont généralement ouvertes à la baignade. C’est aussi une bonne solution. Et dans certaines régions, on trouve même de fausses plages totalement aménagées. Mais là, il faudra parfois partager avec quelques touristes... ;-)

Plonger dans les lacs et piscines naturelles

Plonger dans les lacs et piscines naturelles

Pas de littoral, ni de plage à proximité. Mais vous avez peut-être la chance d’être proche d’un lac ou d’une piscine naturelle. Voire les deux. Si c’est le cas, ne vous en privez surtout pas. À vous les longues sessions de nage en eau libre. Parfait si vous n’appréciez que moyennement de boire la tasse en eau salée.

 

Nager en lac, c’est un tout autre paysage. Encore une fois, vous voilà au coeur de la nature. Cette fois entre montagnes et/ou forêts. Et, différence non négligeable : vous voyez les deux rives.

 

Bonne nouvelle : on trouve des lacs, souvent aménagés, dans la majorité des régions Françaises. Que vous soyez en Bretagne, dans le Languedoc-Roussillon, ou même dans le Nord de la France !

 

D’un point de vue sécurité, nager dans un lac, c’est comme nager en mer. Même si le courant est beaucoup moins important, aucune règle de sécurité ne doit être négligée, surtout si vous êtes adepte de baignade sauvage. C’est valable aussi pour la qualité de l’eau. Pensez toujours à la vérifier, et à vous faire vacciner si vous nagez régulièrement en eau libre.

 

Concernant la température, elle peut être un peu plus fraîche en lac. Alors, pour éviter l’hypothermie, ou une mauvaise réaction de votre corps, adoptez de bons réflexes. En dessous de 20°, mieux vaut enfiler une combinaison en néoprène. Une astuce : prendre des douches froides pour habituer votre corps et rentrer dans l’eau progressivement, évidemment.

 

Une autre particularité à prendre en compte : l’altitude. Variable selon l’endroit où vous nagez. Mais en montagne, elle est souvent plus élevée… Retenez que, quand vous nagez en altitude, vous nagez en hypoxie. Votre corps doit s’adapter au manque d’oxygène, votre fréquence respiratoire est réduite et votre endurance est meilleure. En bref, vous nagez moins vite, mais plus longtemps. C’est vrai si vous nagez au lac de Gérardmer (Vosges), moins si vous êtes dans les étangs de Lacanau (Gironde).

 

Bon, vous savez tout. Ou presque. Vous voilà prêt à plonger dans un lac. Encore une fois, pas de liste complète. Mais en France, ils sont nombreux. Même s’il faut admettre que certaines régions sont plus gâtées que d’autres.

 

- Le spot coup de coeur de Pierre, graphiste Nabaiji : le lac d’Annecy.

- Et ceux de Margaux, responsable de l’image Nabaiji : le lac de Monteynard-Avignognet, de Serre-Poncon, de Pareloup, de Salars, de Salagou, et celui d’Hossegor.

Faire quelques longueurs dans une rivière ou un fleuve

Traverser Paris à la nage, aujourd’hui, ce n’est pas possible. Mais, ça pourrait l’être d’ici quelques années, si la Seine est, comme promis, nettoyée pour les JO. En attendant, si vous voulez faire quelques longueurs dans les eaux de la capitale, à vous les bassins de la Villette, dans le 19ème. Ou encore le canal de l’Ourcq !

 

Autre mauvaise nouvelle : la baignade est interdite dans la plupart des fleuves qui traversent les grandes villes Françaises. Alors, on oublie les longueurs dans la Deûle à Lille, ou dans le Rhône à Lyon. Vous pouvez toujours traverser la Manche, et faire quelques brasses dans la Tamise. Oui, ça c’est permis !

 

Mais pas d'inquiétude, la baignade est autorisée dans certains fleuves. On peut, par exemple, nager dans le Rhin. Et, ça tombe plutôt bien parce qu’on ne croise pas beaucoup de littoral en Alsace. Mais rassurez-vous, il y a des lacs, et pas mal d’espaces de baignade.

 

De manière générale, les rivières sont tout de même plus adaptées à la nage parce qu’elles sont souvent en pleine nature.

 

Un conseil : avant de nager dans un cours d’eau, renseignez-vous bien. Notamment sur les courants, et sur la qualité de l’eau. Plus vous connaissez l’endroit où vous nagez, moins vous prenez de risques. En règle générale, mieux vaut privilégier les lieux de baignade autorisés.

 

Mêmes consignes de sécurité qu’en mer ou en lac. Toutefois, redoublez de vigilance, les courants peuvent être particulièrement dangereux. N’hésitez pas à prévoir une bouée d’eau libre. Et évitez de boire la tasse car les risques de contamination par l’eau sont plus importants. Si vous nagez régulièrement dans un cours d’eau, vous faire vacciner contre la leptospirose n’est pas une mauvaise idée.

 

Une fois toutes les mesures prises, faites-vous plaisir. La nage en rivière, ce n’est pas les mêmes sensations qu’en mer. Bon, si le courant est vraiment trop important, oubliez votre séance de natation en eau libre. Ça risque d’être un peu compliqué. Et essayez-vous à la nage en eau vive, ou hydrospeed, c’est plus adapté ! ;-)

 

- Le spot coup de coeur de Margaux : les gorges du Verdon.