Technique pour rouler sur les pavés

TECHNIQUE POUR ROULER SUR LES PAVÉS

Les grandes courses mythiques sur pavés portent souvent des surnoms tels que “l’enfer du nord” qui résume assez bien la difficulté que représente la pratique sur pavés. Découvrez nos conseils pour mieux appréhender l’une de ces expériences les plus techniques.

LES CLASSIQUES DE PRINTEMPS SONT DES COURSES QUI SE DÉROULENT PRINCIPALEMENT DANS LE NORD DE LA FRANCE ET EN BELGIQUE AVEC DES NOMS ÉVOCATEURS COMME KUURNE-BRUSSEL-KUURNE, LE TOUR DES FLANDRES ET BIEN SÛR PARIS-ROUBAIX POUR NE CITER QUE LES PLUS CONNUES.

Point commun à tous ces évènements, la présence de pavés sur de plus ou moins grandes portions de leurs parcours. Des pavés qui demandent une certaine technique pour rouler dessus sans trop de risques de chute et de crevaison. Car une bonne technique permettra à la fois d’être efficace, tout en limitant les trop gros chocs.

Des conseils qui pourront vous servir si vous envisagez de participer à une cyclosportive dont une partie du parcours emprunte des pavés.

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LE MATÉRIEL

Afin de limiter les vibrations, certains coureurs adoptent deux couches de guidoline sur le cintre. Deux épaisseurs qui permettront d’absorber les chocs. Certains trouvent ça inutile, mais ceux qui n’ont connu que les jolis pavés urbains ne se rendent pas compte de ce qu’est rouler sur des pavés comme Paris-Roubaix.

Ces deux couches de guidoline ne permettront pas de rendre le passage des pavés « confortable », mais ce petit plus supplémentaire pourrait être salvateur après 150kms.

L’autre point matériel important sera du côté des pneumatiques. Il ne faut pas hésiter à prendre des pneus (ou boyaux) plus larges que votre habituelle section de 23mm. Si votre cadre le permet, vous pouvez utiliser une section de 28mm que vous gonflerez à 6 bars maxi.

Cela peut sembler peu, mais Fabian Cancellara utilisait sur Paris Roubaix 2013 des boyaux de 27mm gonflés à 5.5 bars à l’avant et 6 bars à l’arrière malgré ses 81kgs.

Le tout sera de trouver le bon compromis entre amortissement, rendement, mais aussi risque de pincement de la chambre dans le cas du pneu.

Avec un boyau ou tubeless, vous n’aurez par contre aucun risque de pincement de la chambre.

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COMMENT ROULER SUR LES PAVÉS ? EN HAUT…OU EN BAS. 

Le meilleur endroit pour rouler est le haut du pavé. C’est là que les pavés sont en général les plus réguliers et les risques de crevaisons y sont beaucoup moins importants, chaque pluie ramenant toutes les impuretés menaçant vos pneus sur les côtés de la route.

L’idéal est d’adopter un braquet un peu plus important que d’habitude et de le conserver sur tout le secteur pavé. Si vous moulinez trop, vous sauterez plus que de raison sur la selle.

Plus vous passez vite, moins vous serez secoués. Plus facile à dire qu’à faire. Car chaque pavé freine le vélo. Il faut donc en permanence lutter contre les pavés sur lesquels on bute. De la force pure !

C’est la raison pour laquelle, au bout d’un moment, les coureurs à bout de force optent pour les côtés de la route. Le coureur craque et choisit d’aller rouler sur ce mince chemin de terre, entre les pavés et le fossé.

Aller chercher du rendement et un peu de confort (et de réconfort) même si le risque de crevaison est bien plus présent.

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QUELLE POSITION ? 

Il ne pas trop serrer le guidon avec les mains, sinon, ampoules assurées. Vous devez, si possible, simplement poser les mains sur le cintre sans les refermer totalement de façon à simplement diriger le vélo. Il faut que vos mains soient le moins crispées possible.

Le plus confortable est de conserver les mains en haut du guidon tout en fléchissant les bras. Ainsi, vos bras amortiront les chocs. Si vous roulez bras tendus, toutes les vibrations remonteront rapidement jusqu’aux cervicales.

Ne vous mettez pas en danseuse sur les pavés. Vous risqueriez de délester la roue arrière qui pourrait glisser. Vous devez rester bien calé sur la selle et mettre un maximum de poids sur l’arrière du vélo pour éviter que la roue ne saute. Car une roue qui saute, c’est de l’énergie perdue pour faire avancer le vélo. 

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ET APRÈS ? 

Si vous participez à une cyclosportive longue distance avec beaucoup de pavés, n’hésitez pas à prévoir un rendez-vous chez un kiné pour le lendemain afin de pouvoir vous faire masser. Car vous risquez fort de souffrir pendant 2 à 3 jours et découvrirez sans doute des muscles dont vous ne connaissiez pas l’existence.

Côté vélo, il sera judicieux de resserrer toutes les vis qui ont pu bouger avec tant de vibrations.

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