Les bonnes attitudes pour rouler par faible luminosité en toute sécurité

LES BONNES ATTITUDES POUR ROULER PAR FAIBLE LUMINOSITÉ EN TOUTE SÉCURITÉ

Rouler à vélo par faible luminosité (brouillard, pénombre voire nuit) ne s’improvise pas si l’on veut s’assurer de rouler en sécurité. Il y a ce que dit la loi en matière de sécurité, mais aussi la logique et l’expérience. Être visible, voir correctement, mais aussi faire preuve d’encore plus de prudence que d’habitude.

AYANT PENDANT LONGTEMPS FAIT DES TRAJETS « VÉLOTAF »

de 35km en pleine campagne et en pleine nuit pour aller et revenir du boulot, je vous fais part de mon expérience qui servira même pour les trajets moins « extrêmes ».

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SE RENDRE VISIBLE

Comme aime à le dire un ami cycliste lui aussi adepte du cyclisme nocturne, « mieux vaut ressembler à un sapin de Noël que de finir dans une boîte en sapin ».

Il existe désormais une large gamme de vêtements dits « haute visibilité », comme la veste homme 520 BTWIN. Des vêtements spécialement conçus pour être très voyants, même de nuit ou par temps de brouillard à plus de 100m de distance.

Du brassard aux couvre-chaussures en passant par le coupe vent ultra-léger, vous trouverez toute une gamme haute visibilité pour la pratique du cyclisme.

Est-il encore utile de rappeler que depuis octobre 2008, hors agglomération, le gilet fluo est obligatoire quand les conditions de visibilité l’exigent (nuit, brouillard ou forte pluie) ? Plus que la peur du gendarme, c’est le bon sens qui devrait vous faire porter cet accessoire.

A cela s’ajoute bien évidemment la lumière arrière rouge qui, selon la loi, doit être fixe. Vous avez le droit de posséder un feu clignotant, mais seulement si vous avez aussi un feu fixe sur le vélo. Un seul feu clignotant ne suffit pas à respecter la loi.

D’après le Code de la route, les feux clignotants sont réservés aux véhicules prioritaires (pompiers, police…), aux feux de détresse, et aux changements de direction. Même si, une fois de plus, la réglementation européenne n’est pas en accord avec la loi française puisque l’Europe autorise les feux clignotants.

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VOIR LA ROUTE

Le feu avant a aussi son importance. Pour être vu par les véhicules qui arrivent en face, mais aussi pour voir la route, notamment quand on circule la nuit en pleine campagne. Vous pouvez vous reporter à l’article « Quel équipement pour rouler de nuit ? » qui date de 2013 mais toujours d’actualité.

Une lampe de type VIOO 720 USB offrant une puissance de 240 lumens vous permettra d’être vu de très loin et de voir la route à plus de 20m de distance. Suffisant pour anticiper les trous, branches et tous types d’obstacles présents sur la route. Car si vous ne les voyez pas, la chute est quasi assurée.

Prenez garde à bien régler votre phare. Pas trop haut pour ne pas éblouir les voitures qui arrivent en face, mais pas trop bas non plus. Il faut pouvoir éclairer sur 20 à 30m de distance au moins.

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A TEMPÉRATURE ÉGALE, S’HABILLER UN PEU PLUS CHAUDEMENT

Si comme moi vous vous fiez à la température pour vous habiller en journée, pour rouler par faible luminosité, brouillard ou pluie, n’hésitez pas à rajouter une couche de plus pour ne pas avoir froid.

Par faible luminosité, les rayons UV du soleil ne seront pas présents pour vous réchauffer. Cela ne paraît pas grand chose, mais ça change réellement la donne.

En cas de brouillard, en plus des UV nettement moins présents, s’ajoute l’humidité ambiante. Cette dernière rendra l’atmosphère nettement plus fraîche en ressenti.

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ET MAINTENANT, EN ROUTE !

Votre vision étant plus réduite par faible luminosité, il conviendra d’être encore plus prudent lorsque vous roulez. Vous devrez faire nettement plus attention aux obstacles environnants, notamment ceux qui pourraient déboucher de droite ou gauche. Car même avec une bonne lampe, la visibilité latérale est presque nulle.

Si vous roulez de nuit, vous rencontrerez un avantage, c’est qu’en général, l’ambiance est beaucoup plus silencieuse qu’en journée. Vous entendrez par exemple les voitures arriver derrière vous (et verrez même les phares avant même de l’entendre). Être à l’écoute du moteur de la voiture pourra vous indiquer si le conducteur vous a vu ou pas.

Nombreux sont ceux qui trouvent dangereux de rouler de nuit, mais vous remarquerez bien souvent que les voitures sont nettement plus prudentes pour vous doubler et laissent en général bien 2m. Je me suis bien souvent senti plus en sécurité de nuit que le jour.

Ne roulez pas trop à droite de la chaussée (sans pour autant laisser 2m !) car votre visibilité, même avec un bon éclairage, est moins bonne et vous pourriez ne pas voir un trou sur l’accotement ou une branche.

Soyez à l’écoute des bruits environnants qui pourraient vous indiquer qu’un animal sauvage approche. Sangliers, lapins, biches ou cerfs ont en effet la fâcheuse tendance à traverser la route devant vous, car eux ne vous voient pas. C’est une des spécificités de la nuit, c’est que l’on entend bien souvent des bruits bizarres (notamment en pleine campagne) sur les côtés, sans pour autant savoir ce que c’est. Pas rassurant au début, mais on s’y fait !

En revanche, on a beaucoup plus de mal à évaluer sa vitesse et le dénivelé la nuit en raison du manque de repères. Pour les bosses, c’est un avantage. Par contre, gare aux descentes où vous pourriez mal évaluer votre vitesse.

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