Les blessures fréquentes en cyclisme

LES BLESSURES FRÉQUENTES EN CYCLISME

Même si le vélo est un sport porté non traumatique et qu’il arrive loin derrière d’autres sports comme la course à pied, le football ou le rugby en termes de consultations, certains maux sont plus ou moins récurrents chez les cyclistes.

BLESSURES OU DOULEURS LIÉES À DES CHUTES BIEN SÛR, MAIS AUSSI DES PATHOLOGIES MINEURES LIÉES À UNE MAUVAISE POSITION OU UN ENTRAÎNEMENT TROP INTENSIF.

number-1

BLESSURES SUITE À UNE CHUTE

FRACTURE DU SCAPHOÏDE

En cas de chute, le coureur aura souvent pour réflexe de se protéger en mettant les mains en avant. Un réflexe qui sera bien souvent fatal au scaphoïde, ce petit os situé dans le poignet.

Cette fracture n’est pas très douloureuse et est parfois confondue avec une entorse. Il faut y prendre garde car un scaphoïde non soigné correctement ne se consolide pas bien et pourra faire souffrir bien des années plus tard, le poignet devenant de plus en plus raide et douloureux. De simples radios permettront de diagnostiquer une fracture du scaphoïde.

Le traitement consiste en général à 3 mois d’immobilisation !

 

FRACTURE DE LA CLAVICULE

Il s’agit sans aucun doute de la blessure la plus typique et la plus connue du cycliste. Si vous n’avez pas eu le réflexe de mettre les mains en avant et de briser votre scaphoïde, c’est en général la clavicule qui aura le rôle de fusible et qui se fracturera !

Contrairement à la fracture du scaphoïde, le premier diagnostic peut se faire sans radiographies. La douleur est très intense et une déformation est nettement visible sous la peau.

Hormis chez les coureurs professionnels qui ont une nécessité de réparation rapide, l’opération est rare. Si les fragments osseux ne sont pas ou peu déplacés, le simple port d’anneaux pendant 3 à 4 semaines suffit en général.

Attention à bien respecter une immobilisation complète. Car après quelques jours, la douleur n’est quasiment plus présente et on a tendance à ne pas serrer correctement les anneaux (plutôt gênants au passage) ou à ne plus les porter. La consolidation de la clavicule n’en sera que plus longue et les fragments risquent de ne pas être alignés correctement.

Au bout de 3 semaines, un cal osseux doit être visible sur une radio de contrôle, preuve du bon déroulement de la guérison.

FRACTURE DES CÔTES

Un peu plus rare que les deux précédentes fractures, mais sans doute la plus douloureuse. Douleurs assurées pendant un mois lorsque vous tousserez, rirez ou vous tournerez dans le lit.

Seul « remède », des médicaments anti-douleurs. En général, il faut attendre que ça passe.

 

CONTUSIONS

Brûlures, bleus, c’est la recette de la fameuse pizza chez les cyclistes. Après une chute sur la route, et plus généralement si le coureur a glissé sur le goudron, la peau est abrasée et brûlée. Rien de « grave » en soi, mais cela gêne pendant quelques jours pour dormir.

Pour le traitement, il faut bien laisser cicatriser les plaies. Surtout ne pas les sécher avec de l’alcool. Certains médecins préconiseront des pansements spécifiques pour les brûlures qui forment un gel entre les brûlures et le pansement pour plus de confort.

number-2

LES AUTRES BLESSURES

DU CÔTÉ DU GENOU

Il s’agit sans aucun doute de l’articulation la plus touchée par des blessures chez les cyclistes. Une articulation soumise à rude épreuve avec une moyenne de 80tr/mn de cadence de pédalage.

Blessures engendrées par une mauvaise position sur le vélo, un mauvais réglage des cales, mais aussi par un entraînement trop intense.

Des manivelles trop longues ou une selle trop haute peuvent provoquer des douleurs au niveau des genoux. A contrario, une selle trop basse peut provoquer une tendinite rotulienne.

Idem en cas de mauvais réglage des cales où les douleurs se feront ressentir sur cette articulation du genou. On voit là toute l’importance d’être bien positionné sur son vélo. Une étude posturale limitera les erreurs à ce niveau.

La moindre douleur est un signe de mise en garde qui devrait vous inciter à modifier vos réglages.

Pédaler trop en force peut aussi provoquer des tendinites du côté du genou. Si, lors d’un travail de force, la moindre douleur apparaît, c’est que vous avez sans doute brûlé des étapes et que votre corps n’est pas encore prêt.

 

AU NIVEAU DE LA SELLE

Hormis les premières semaines de pratique qui se concluent irrémédiablement par des douleurs aux fesses, dues à un manque d’habitude, les douleurs à l’entrejambe peuvent avoir plusieurs causes.

La selle peut être inadaptée ou mal réglée. Ne jugez pas le confort d’une selle à l’épaisseur et la souplesse de son revêtement. Une selle très fine, sans quasiment de revêtement peut être très confortable si elle vous convient. Et malheureusement, impossible de conseiller une selle, seul votre derrière pourra vous indiquer si vous utilisez une bonne selle ou non.

Du côté des réglages, veillez à ne pas avoir une selle trop reculée car dans ce cas, vous serez positionné trop en avant (bec de selle) ce qui provoquera des douleurs assez rapidement insupportables. Idem pour l’inclinaison de votre selle. Elle doit, sauf cas spécifique, être le plus horizontale possible. Certains aiment l’incliner légèrement vers l’avant mais les cas sont rares et il ne faut pas dépasser 2 à 3°.

Mais une autre cause de douleurs au niveau de la selle peut venir d’un cuissard de mauvaise qualité qui provoque des irritations à l’entrejambe. Est-il encore utile de rappeler que vous ne devez rien porter sous votre cuissard ? Ni slip, ni caleçon ou autre boxer. Ces sous-vêtements ne sont pas adaptés à la pratique du cyclisme et ne manquerons pas de vous entailler.

Un cuissard trop grand ne collera par exemple par totalement à la peau et engendrera des plis qui blesseront à force de pédaler. Idem si l’insert (aussi appelée peau de chamois) est décousue ou de mauvaise qualité.

MAL DE DOS

Ce « mal du siècle » n’épargne pas les cyclistes, mais les causes sont différentes. Des causes multiples comme une selle trop haute, trop inclinée (bec de selle vers le haut), une potence trop longue ou trop basse, ou un guidon mal aligné.

Certains cyclistes veulent « faire comme les pros » en oubliant qu’ils n’ont ni le même âge, ni la même souplesse et le même entraînement, en supprimant parfois la totalité des bagues sous la potence. Certes, c’est souvent plus esthétique de ne pas avoir de bague ou une seule de 5mm, mais tout dépend du cadre que vous aurez choisi. Certains cadres proposent des douilles de direction assez basse alors que d’autres, pour une même taille, proposent des douilles 3 à 4cm plus hautes.

Idem pour la longueur du cadre et de la potence. Lorsque vous achèterez votre vélo, plus que la hauteur du cadre, c’est sa longueur que vous devrez surveiller. On peut rattraper un cadre légèrement trop court, il est bien plus difficile de rattraper un cadre trop long. Trop long, vous serez trop couché sur le cadre et à moins d’être très souple, vous aurez rapidement des douleurs lombaires et cervicales.

number-3

DE L’IMPORTANCE D’ÊTRE BIEN POSÉ SUR SON VÉLO

On le voit, hormis pour les blessures sur chutes, de nombreux bobos sont provoqués par une mauvaise position sur le vélo. D’où l’importance de réaliser une étude posturale avant tout achat de vélo ou si des douleurs surviennent.

Commentaires utilisateurs

Soyez le premier à déposer un commentaire.

Déposer un commentaire
HAUT DE PAGE