Le vélo en langage des signes

LE VÉLO EN LANGAGE DES SIGNES

Comme tout sport, le cyclisme dispose de ces codes comme le langage des signes. Lors de vos sorties en groupe, il vous assurera, à vous et vos coéquipiers, l’anticipation des dangers d’une sortie. Apprenez les différents signes de prévention du cycliste.

QUE CE SOIT EN COURSE, CYCLOSPORTIVE OU SORTIE CLUB, IL EST PRÉFÉRABLE DE SIGNALER AUX CYCLISTES DERRIÈRE VOUS TOUT DANGER SUR LA ROUTE. 

Il ne faut pas oublier que ces derniers ne voient pas ce qui se passe devant et ne font que suivre la roue de celui qui précède.

Oui, même en course ou cyclosportive, signaler un danger est nécessaire. Même les pros le font. Quel honneur a-t-on à éliminer un coureur sur chute à cause d’un obstacle que l’on n’aurait pas signalé ?

Mais entre les bruits environnants de la circulation et le vent dans les oreilles, il est bien souvent plus efficace de faire un signe que de parler dans un peloton. Voici quelques signes couramment utilisés par les cyclistes roulant en groupe.

Des signes qui seront réalisés par les cyclistes en tête du groupe, mais qui devront néanmoins être répétés par les cyclistes qui suivent. Pas par tous, mis au moins 1 cycliste sur deux. Car le coureur en 10ième position ne verra sans doute pas le signe réalisé par le premier.

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CHANGER DE DIRECTION

Sans doute le signe le plus connu, même par les enfants. Votre vélo n’étant pas (encore !) équipé de clignotants, c’est votre bras qui va signaler aux personnes qui sont derrière vous que vous allez

Pour cela, il suffit de tendre le bras :

- Tendre le bras droit pour tourner à droite ou le gauche pour tourner à gauche.

Ce signe doit aussi être utilisé si vous roulez seul et que vous vous écartez pour doubler un piéton ou une voiture garée sur la chaussée.

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SIGNALER UN TROU, CAILLOU OU AUTRE DANGER

Afin de signaler tout danger qui pourrait déséquilibrer un coureur, vous devez pointer du doigt le sol du côté où se trouve ce danger. Ainsi, les coureurs qui vous suivent sauront qu’ils ne doivent pas rouler de ce côté.

Un cycliste qui serait surpris par un trou, gros caillou ou une branche pourrait être déséquilibré et chuter… faisant chuter à son tour ses collègues derrière lui.

Ceci est aussi valable pour des gravillons ou des tessons de verre.

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SIGNALER AU RESTE DU PELOTON DE S’ÉCARTER

Si un piéton marche sur le bord de la route, qu’une voiture garée déborde ou que vous vous apprêtez à doubler un cycliste plus lent, il faut dans ce cas rabattre votre main derrière vous et faire signe aux autres coureurs de s’écarter.

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SIGNALER UN OBSTACLE SUR TOUTE LA LARGEUR DE LA ROUTE

Vous tendrez le bras vers le sol en faisant un mouvement de gauche à droite (comme un pendule) pour signaler un ralentisseur (ou dos d’âne), des rails ou une grille. Bref, un obstacle qui ne peut être évité même en s’écartant.

En général, face à ce signe, il faut se lever sur le vélo pour répartir le poids équitablement entre l’avant et l’arrière afin d’éviter de pincer le chambre.

Avant un dos d’âne, cette position debout permettra aussi de soulager alternativement la roue avant (en tirant sur le cintre) puis la roue arrière (en tirant sur les pédales) pour éviter un trop gros choc.

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SIGNALER UN ARRÊT

Que ce soit pour un stop à une intersection, un feu rouge, un arrêt pipi ou une crevaison, levez la main bien haut au-dessus de la tête.

En général, il est utile de crier « STOP » en même temps pour être sûr que tout le monde a bien compris le message.

Ne faites pas comme ce cycliste avec qui j’étais dans un groupe un jour et qui a freiné sans prévenir car il avait une envie pressante. Pas de chute, mais ce n’est pas passé bien loin, car il était en tête d’un groupe de 12 coureurs !

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DES SIGNES AUXQUELS ON PEUT AJOUTER LA VOIX

En cas de danger imminent et d’urgence, rien ne vous empêche d’ajouter la voix au geste. Surtout en cas de présence de gravier au sol.

C’est la méthode que j’utilise par exemple quand je suis en fond de peloton et qu’une voiture arrive, pour signaler à tous qu’il faut se serrer pour la laisser passer. Et si possible, je fais signe à la voiture qu’elle peut doubler le peloton.

Même si certains automobilistes ne supportent pas les cyclistes sur la roue, ce n’est pas une raison pour ne pas être sympa et faciliter les dépassements. La route DOIT être partagée.

Idem pour les cas où vous ne pouvez pas lâcher le guidon. Mauvaise route (pavés) ou descente avec nombreux virages. Ne prenez pas le risque de faire un geste si ce dernier peut provoquer votre chute. Mieux vaut dans ce cas crier !

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