LE ROLLER DERBY : DU SPORT, DU FUN, DU RESPECT ET DE LA CONFIANCE

Le sport, oui, mais pas n’importe lequel. Vous cherchez une activité pour vous dépenser, vous amuser et même vous dépasser, en partageant les victoires d’une équipe ? Le roller derby est sans aucun doute fait pour vous !

Le roller derby en deux mots ? C'est un sport collectif mouvementé, pratiqué sur des patins à roulettes par des passionné•e•s que rien n’arrête. On vous explique ?

description roller derby

Le roller derby, c'est quoi ?

Amandine (ci-contre), aka La Croquette, responsable de la discipline à la Fédération Française de Roller et Skateboard, nous le dit tout net : “la première chose à savoir est que le roller derby, ce n’est pas juste un sport. On est sur 50% de performance  sportive et 50% de militantisme et d’inclusion”. Car oui, avant toute chose, c’est une discipline qui prône l’égalité des sexes et, plus globalement, le “zéro discrimination”. “Quand tu arrives dans un club, l’objectif est de te faire sentir immédiatement à l’aise, quel que soit ton genre, ton orientation sexuelle, ta morphologie. C’est d’ailleurs le seul sport français à avoir une charte sur le genre.”, précise La Croquette. En un mot, tous les participant•e•s sont logé•e•s à la même enseigne et c’est suffisamment rare pour le souligner ! 

Parlons justement des participants qui sont en réalité à 90% des femmes cis ou trans. En France, on compte une centaine d’équipes pour plus de 4000 licencié•e•s. 

   

Et sinon, qu’est-ce qu’on fait concrètement dans un match de roller derby ? Et bien, 5 joueur•se•s sont sur une piste ovale, un “track” (d’une taille équivalente à un terrain de handball), sur des patins à roulettes, les fameux “quads”. Ici, pas de balle, l’objectif est celui de la vitesse, c’est-à-dire faire le plus grand nombre de tours de piste possible en un temps donné. Un sport “de contact, très stratégique, à mi-chemin entre vitesse et agilité sur des patins.” Ça donne envie, non ?

Quelles sont les règles du roller derby ?

Les règles du roller derby

Des règles, il y en a beaucoup justement, 80 pages pour être précise. Pour faire simple, un match dure 1h avec 2 période de 30 minutes et se divise en “jam”, des portions de 2 minutes top chrono pendant lesquelles les 2 équipes adverses jouent l’une contre l’autre. Et elles n’y vont pas de main morte : “8 joueuses, 4 bloqueuses pour chaque équipe, sont alignées et se lancent sur le track au coup de sifflet. Derrière elles, les deux dernières joueuses de chaque équipe, les jammeuses, partent juste après. On les reconnaît à leur étoile sur le casque. Leur but : dépasser les bloqueuses adverses, groupées en pack, pour passer en tête et faire le plus de tours de piste possible. Clairement, il ne faut pas avoir peur du contact et de chuter.”, nous explique La Croquette. La jammeuse, c’est la seule de l’équipe à marquer des points. Les meilleures d’entre elles peuvent mettre entre 10 à 12 secondes pour faire un tour ! 

On l’a dit, c’est aussi un jeu de stratégie. Par exemple, dès qu’une jammeuse sort du pack de bloqueuses la première, elle gagne l’avantage de pouvoir arrêter le jam avant les 2 minutes réglementaires, à n’importe quel moment, c’est ce qu’on appelle “avoir le lead” : “essentiel si elle se fait dépasser avant la fin des 2 minutes”. 

Comment débuter le roller derby ?

On vous l’accorde, les règles, la maîtrise de la glisse, les contacts, la vitesse, ça peut carrément faire fuir un•e débutant•e… Et pourtant ! On a posé la question à La Croquette : “quand j’ai commencé le roller derby, à 29 ans, je n’avais jamais essayé de patins de ma vie. J’avais quelques notions de glisse mais c’est tout. Ça s’apprend avec de l’équilibre et de l’assiduité. Oui, ça peut faire peur mais on est protégées entièrement (protège dents, genoux, coudes…) et tous les coups ne sont pas permis. La sécurité des joueur•se•s passe en premier, d’où la multitude de règles.

On lui a aussi demandé comment on apprend concrètement à faire du roller derby. “L’une des premières choses qu’on apprend c’est tomber en se protégeant. Pendant les premiers mois, on fait une école de patinage pour apprendre les mouvements de glisse. Ensuite, chaque futur•e joueur•se passe des “minimum skills”, comme des examens, avant de pouvoir faire son premier match. Par exemple, faire 20 tours de piste en moins de 5 minutes ou un QCM pour vérifier la connaissance des règles.

Une fois le cap passé, on acquiert ce fameux nom de roller derby, choisi ou donné, qui nous suivra à chaque match, sur le t-shirt. Si vous avez toujours rêvé de changer de nom, ce sport est définitivement fait pour vous ! Il existe aussi un système de marrainage avec des soirées d’intégration qui accompagnent le parcours d’un•e débutant•e. 

équipement du roller derby

Et l'équipement ?  

   

On pratique comme on veut, comme on se sent à l’aise !” Les seuls équipements obligatoires sont les quads bien sûr, à tous les prix, qui peuvent aussi être super techniques (en carbone, dureté de roues…) et toutes les protections - casque, protège-genoux, poignets, coudes, dents. Tous ces équipement se trouvent aussi d’occasion dans les clubs ou sur internet. 

Enfin, il y a le coût d’une licence, une quarantaine d’euros et l’adhésion à un club pour l’année, autour de 100€.

Le roller derby, qu’est-ce que ça apporte ?

A première vue, une bonne dose d’adrénaline, une solidarité à toute épreuve et un sentiment d’émancipation certain ! Quant au corps, “le roller derby fait tout travailler. Capacités cardiaques et respiratoires, endurance bien sûr mais aussi les muscles avec les cuisses, les fessiers, les abdominaux pour encaisser les chocs.” 

Si vous avez tout lu, vous avez aussi sans doute compris que le mental n’est pas en reste : “il faut mémoriser toutes les règles, être stratège pour être bonne joueuse. Et, surtout, ce sport améliore la confiance en soi. Beaucoup de pratiquantes n’ont jamais fait de sport avant, elles se sentent fortes ! C’est ça que j’aime avec le roller derby, c’est un sport complet, passionnant, communautaire qui fait rencontrer plein de personnes différentes, respectueux (le public a interdiction de huer par exemple) qui met tout le monde au même niveau. Et pas besoin de jouer pour faire partie de la communauté : on a aussi des coachs, des arbitres avec ou sans patin, des bénévoles, des photographes, des speakers,....”, conclut La Croquette. Un excellent moyen de gagner en confiance et d’être fier•e de ce qu’on accomplit. Le roller derby, ou comment mettre du fun et du sens dans son sport !

bienfaits roller derby

Un grand merci à Amandine, aka La Croquette, pour cette découverte passionnante. Son club de roller derby ? Paris Rollergirls.

Crédit photos : OFF TRACKS

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Emilie, Rédactrice conseils

Ma passion ? Les gens passionnés ! Touche à tout dans le sport, mais surtout aux sports de montagne, accro aux grands espaces et à la raclette.

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