Journée internationale du sport féminin : 5 témoignages de collaboratrices

Le 24 janvier, on célèbre le sport au féminin. Comment casser les codes ? Donner envie aux petites filles (et aux + grandes) de s’y mettre ? Par ici les témoignages de 5 collaboratrices sportives de DECATHLON. Et elles ne vont pas vous parler de danse classique…

Pour promouvoir le sport au féminin, une journée internationale lui est dédiée. Et « cocorico », c’est une initiative française. La journée internationale du sport féminin est lancée en 2014 par le Comité National Olympique Français et le Conseil Supérieur de l’audio-visuel. Leur but ? Développer la visibilité – y compris médiatique - du sport féminin. Chez DECATHLON, ce sujet nous touche et on est entourés par des sportives de talent. On n’a pas résisté à la tentation de vous partager quelques témoignages. Agathe, Manon, Pauline, Ewa et Manon vous parlent de leurs passions.

Mais… de quoi parle-t-on quand on parle de “sport féminin” ?

On a beau être en 2019, si on vous dit « sport féminin » vous pensez à la danse ou à la gym ?

Oups. Déconstruire les clichés prend du temps. Et c’est là tout l’enjeu. Le sport féminin c’est simplement n’importe quel sport pratiqué par des filles, des femmes. La danse tout autant que le foot, la boxe ou la musculation.

C’est grâce à des initiatives telles que la journée internationale du sport féminin que l’on voit apparaître sur nos écrans des épreuves sportives féminines. Et le public se prend au jeu, les audiences augmentent d’année en année. Autres effets positifs : les fédérations sportives accueillent davantage de femmes au sein de leurs directions et davantage de licenciées.

La boxe un sport féminin ? C’est Ewa qui nous en parle.

Ewa est responsable de la communication des sports de combat chez Decathlon. Après quelques années des karaté, elle s’est mise à la boxe à 35 ans.

Est-ce que tu dirais que ton sport est adapté aux femmes ?
Oui complètement. Il y a même certaines pratiques de la boxe, notamment le cardio-boxing, qui se font en salle de sport avec des sacs de frappe plus adaptés aux femmes qu’aux hommes. Il y a environ 70% de population féminine à ce genre de cours.

Qu’est-ce que la boxe t’apporte au quotidien ?
La boxe m’apporte beaucoup de confiance en moi, de dépassement et cela me rend plus forte.

Pour quelles raisons tu conseillerais ce sport à des femmes ?
C’est un sport qui travaille tout ton corps, ça brûle les graisses, ça muscle ton corps, ça le tonifie et ça donne confiance. Cela permet aussi quelquefois d’apprendre les techniques de self défense.

Un gros challenge sportif à nous partager ?
Jusqu'à maintenant c’était de faire mon semi-marathon et de me préparer pour le marathon. Alors, c’est drôle car je trouve que c’est grâce à la boxe que j’ai réussi à faire ça, j’étais super bien préparée, très bien gainée. Je trouve que ces deux sports sont complémentaires en terme de préparation physique.

Quelques conseils aux futures boxeuses ?
Je conseillerais à une débutante de bien choisir son équipement, sinon on peut vite être dégoûtée. La sécurité est vraiment très importante. Avec un bon équipement, on est donc en confiance et on peut prendre du plaisir. Et question organisation, je fais mon sport le midi et c’est un véritable atout. Avec mes occupations : les enfants, les aléas du quotidien, le sport le midi est vraiment libérateur.

Allier vie pro et sport de haut niveau : Manon et sa passion pour le tennis

Manon travaille pour DECATHLON depuis 5 ans, elle est responsable d’une équipe informatique. “Passionnée et ultra compétitrice” notre ancienne championne de France universitaire et championne d’Europe par équipe continue les tournois et prend plaisir à se dépenser.

Tu dirais que ton sport est aussi bien féminin que masculin ?
D’un point de vue factuel, le tennis est un sport très pratiqué avec plus de 980 000 licenciés (premier sport individuel en France). En revanche, il y a beaucoup plus de licenciés hommes que femmes. Par contre, c’est un sport qui peut être pratiqué tout à fait de la même manière par les hommes que par les femmes. Il n’y a pas de différences.

Comment tu t’organise au quotidien ?
C’est assez chargé. Pouvoir pratiquer le midi c’est évidemment primordial pour moi. Chez Decathlon tout le monde va faire du sport sur le créneau du déjeuner, en tout cas personne ne va te juger si tu prends une pause de deux heures pour faire ton sport. C’est une mentalité, une ambiance. Après le week-end, je suis beaucoup en compétition. Pour l’instant je suis encore jeune, j’ai encore des années de tennis devant moi donc j’en profite pour faire pas mal de tournois.

Des sports complémentaires ?
Je fais du football et du cross-training. L’un fait travailler le cardio, l’autre un peu plus les muscles avec le renforcement musculaire donc c’est vraiment bien pour ma pratique du tennis.

Un conseil pour les débutantes ?
Je conseillerais de commencer avec un professeur. Au tennis c’est hyper important de commencer avec les bases techniques, d’avoir le bon geste et tout pour se faire plaisir. Car si tu commences sans avoir la technique tu vas galérer pendant des années alors que si dès le début tu acquières les bons gestes, tu t’en sortiras mieux.

L’athlétisme pour préparer un marathon ? Pauline et le plaisir de retrouver les copines sur le tartan

3 heures et 57 minutes. Pauline est responsable communication pour le sport athlétisme chez Decathlon. Et quand elle se fixe comme défi un marathon sous la barre des 4 heures, tous les moyens sont bons pour se motiver.

Athlé, course à pied : qu’est-ce que ces sports t’apportent au quotidien ?
Alors, l’athlétisme, ça m’apporte de retrouver principalement mes copines, de me dépenser et de m’améliorer pour la course à pied. La course à pied m’apporte un côté évasion mais aussi de la rigueur, je dois être vachement organisée pour mes séances. Et une liberté quand j’arrive à la course après des mois de préparation. Sans tomber dans les clichés, ça m’apporte du bonheur et du dépassement de soi.

En quoi l’athlé t’aide à performer en course à pied ?
J’ai commencé à courir pendant les études supérieures. J’avais arrêté la natation et l’équitation puis j’entendais mes amis parler de leurs sorties de course donc je me suis lancée. Au départ, c’était dur, j’ai galéré et je galère toujours aujourd’hui mais je le prends différemment. C’était il y a 6 ou 7 ans. Puis, il y a 3 ans, j’ai commencé à en avoir marre de stagner et je voulais aller plus loin donc j’ai commencé l’athlétisme. Et à partir de ça, j’ai vu mes chronos baisser, j’ai rencontré vraiment un gros collectif dans mon club et j’ai eu un entraîneur qui m’a beaucoup suivie donc j’ai continué et me voilà ici !

Ton plus gros challenge sportif ?
Sans hésiter, mon marathon que j’ai réalisé l’an dernier. C’était mon gros challenge sportif mais ce qui est bizarre c’est que je pensais qu’en passant la ligne je serais transcendée et finalement je suis arrivée, j’étais toujours en vie et j’étais toujours moi-même donc je me suis dit que j’allais viser encore plus gros. Je ne sais pas encore quoi mais j’ai en tête l’UTMB pour dans quelques années.

Comment t’organises-tu au quotidien ?
J’ai appris à me lever à 6 heures du matin pour aller courir. Je critiquais vraiment les gens qui faisaient ça et finalement tu démarres ta journée en mode “j’ai ma dose d’adrénaline, je suis allée faire du sport ce matin” et tu peux même te la péter avec tes collègues au café.

Un conseil pour une débutante ?
Je conseillerais de persévérer. La premières séances sont difficiles. Et tu finiras par trouver du plaisir !

L’équitation pour garder un équilibre ? C’est Agathe qui nous en parle.

Agathe est responsable communication à Décathlon. Cavalière depuis son plus jeune âge, elle a choisi de ne pas faire de compétitions et nous raconte comment elle vit sa relation avec Kabour, son Selle français adoré.

Qu’est-ce qui t’a amené à ce sport ?
C’est peut-être un stéréotype mais il y a beaucoup l’image petit de “oh le poney c’est trop génial, c’est hyper impressionnant”, on a tous envie de faire du poney. Mes parents ont donc cédés et m’ont inscrit aux stages d’été. Puis au fur et à mesure, les stages d’été se sont transformés en cours du mercredi. Et on rêve tous ensuite d’avoir son propre cheval et moi j’ai eu la chance de le réaliser assez tôt car je l’ai acheté à 19 ans. J’ai réussi à jongler avec mes études et le fait de ne pas faire de compétitions, ça me prenait forcément moins de temps. En compétition, on sort tous le dimanches, moi j’étais tranquille.

Qu’est-ce que l’équitation t’apporte au quotidien ?
L’équitation m’apporte un espèce d’équilibre car je vais voir mon cheval tous les jours et oui c’est une contrainte de temps mais à la fois ça m’oblige à prendre le temps et à m’arrêter pour souffler. Ce n’est pas comme un séance d’abdos que l’on peut reporter au lendemain. Cela m’apporte beaucoup.

Pourquoi as-tu choisi de ne pas faire de compétition ?
A la base j’étais très compétitive enfant puis mes parents m’ont réorientés vers des sports non compétitif on va dire. Et finalement j’y ai trouvé mon compte car je ne mets pas de pression. En équitation, ce qui me plaît c’est la relation homme-cheval, je fais beaucoup d'éthologie, je m’intéresse au fonctionnement du cheval et pas seulement à sa performance. Je ne suis pas là pour monter mon cheval mais pour vivre des moments avec lui.

Est-ce que tu dirais que ton sport est autant féminin que masculin ?
C’est marrant car c’est un super bon exemple contradictoire. C’est-à-dire qu’il y a beaucoup plus de licenciés femme, on voit beaucoup de petites filles dans les centres équestres par contre, plus on monte en compétition plus ce sont des hommes. Je ne suis pas sociologue mais j’ai parfois l’impression que l’on pousse peut-être un peu plus les garçons à aller en compétition.

Quel conseil donnerais-tu à un débutant ?
Pour les enfants, j’ai envie de dire : allez-y, faites-vous plaisir mais n’oubliez pas de prendre le temps de créer un lien avec votre cheval en prenant le temps de s’occuper de lui, de le nourrir, etc, .. Pour les adultes, je conseillerais de faire soit du judo, soit des sports un peu analogues pour apprendre à tomber car oui, on tombe tous un jour. Il faut aussi trouver le centre équestre sympa et qui vous expliquera ce que c’est un cheval que ce soit pendant la monte mais même avant ou après. Et ce que je conseillerais à tout le monde c’est de se dire à la fin de chaque séance “Est-ce que j’ai bien respecter Caramel?”, il ne faut pas oublier l’être vivant.

Le cross-training et le billard ? Bien sûr ! Manon nous raconte son expérience.

Manon est responsable communication du billard pour Decathlon. Après des années de sport collectif, elle commence le cross-training et s’engage dans un quotidien assez chargé. Pour sa première compétition, elle accède à la finale ! Son petit secret ? Le billard.

Qu’est-ce que le sport t’apporte au quotidien ?
J’ai commencé avec le handball et cela m’a appris vraiment des valeurs hyper importantes car c’est un sport d’équipe. Tu apprends à échouer et à gagner tous ensembles, ça m'a permis de développer un esprit collaboratif et social... Bref, son équipe, c'est comme une deuxième famille ! Puis le cross training, c’est un sport assez communautaire quand même mais qui reste très personnel donc ça m’a permis de forger mon mental : tu as envie de lâcher, d’abandonner et au final tu te dépasses pour y arriver. C’est quelque chose qui me sert au quotidien dans mon travail afin de persévérer pour mes projets et même dans ma vie personnelle.

Comment organises-tu ta semaine ?
Niveau nutrition, j’essaie de préparer mes plats pour gérer mon alimentation. Et niveau entrainement, j’essaie d’y aller en général 1 heure le midi et 1 heure le soir. Disons que je passe bien 2h00 par jour à la salle à raison de 5-6 fois par semaine.

Comment se passe une séance de cross-training?
Tu arrives, tu dois dire bonjour à tout le monde et ça c’est super important. Le coach présente la séance du jour en demandant dès le départ s’il y a des blessés ou pas car directement s’il y en a un, il adaptera l’exercice. On commence par l’échauffement, ensuite parfois une partie un peu “ force” ou “skills” comme on dit, où on va travailler un mouvement pour essayer de l’améliorer pendant par exemple une vingtaine de minutes sur les une heure de séance. Après, il y a une partie “exercice”, où là, c’est un enchaînement d’exercice assez intense que l’on réalise en équipe ou non. Bien sûr, tout le monde l’adapte à son rythme, tout le monde met le poids qu’il veut et fait le mouvement qu’il peut.

Les séances sont-elles toujours mixtes ?
Oui, les séances sont totalement mixtes. Les femmes comme les hommes font la même base de cours. Au-delà de ça, il n’y a pas de cibles particulières : moi par exemple, dans mes cours, il y a des retraités mais également des lycéens, ou encore des personnes super athlétiques et d’autres un peu moins. C’est adapté pour tout le monde et si tu n’arrives pas à faire un mouvement ce n’est pas grave, on te proposera un autre exercice. Moi, c’est un cliché qui m’énerve de se dire que le cross training c’est fait que pour les hyper sportifs. NON, LE CROSS TRAINING C’EST POUR TOUT LE MONDE. Pour moi, la course à pied c’est 10 fois plus difficile que le cross training.

Est-ce que tu dirais que ton sport est autant féminin que masculin ?
A l’heure actuelle, en France, je dirais que non mais que cela commence à arriver en se démocratisant. En revanche, par exemple, en Suède ou dans les pays nordiques, c’est carrément plus féminin.

D’autres sports à côté du cross-training?
Je pratique le billard, j’ai même réussi à placer une table de billard dans ma salle de cross-training. Je trouve que ces deux sports ont un truc en commun : le mental. Par contre, il y en a un c’est un sport de précision où il faut se calmer, se concentrer et à côté, le cross-training c’est un peu rentre dedans donc ça permet un équilibre. Je fais aussi un peu de natation et de course à pied.

Quel conseil donnerais-tu à une débutante ?
Je lui dirais de ne pas avoir peur et d’enlever les clichés de cette pratique : non ce n’est pas un sport masculin, non ce n’est pas un sport qui te rendra hyper musclé si tu n’en as pas l’envie. Ensuite, ce n’est pas parce que c’est un sport où il y a beaucoup de garçons qu’une femme n’a pas sa place bien au contraire, on peut être tout autant performant. Et dans tous les cas, non le cross training n’est pas ultra difficile et est très accessible.

Big up à Manon qui soulève 2 fois son poids, à Ewa qui donne une leçon de boxe à un de nos rédacteurs (on ne parlera pas de correction pour ne pas le vexer), à Pauline avec son premier marathon en moins de 4 heures et à tant d’autres sportives inspirantes !   Et vous, quelle est votre histoire de sportive au quotidien ?

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