conseil pour bien installer son bivouac

Comment réussir l'installation de votre bivouac ?

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Si dormir à la belle étoile ou sous une tente de bivouac peut paraître simple, il existe cependant des règles de base à connaître pour profiter au maximum d'une nuit en pleine nature. Les accompagnateurs en montagne vous apprennent comment bien installer un bivouac en toute sécurité !
 

Un bivouac n’est pas forcément la conclusion d’une journée de randonnée longue, technique et sportive ! S’éloigner simplement à 3 ou 4 heures de marche d’un point d’accès routier, soit une demi-journée d’après-midi permet déjà une très bonne immersion en montagne. De fait, même une option « bivouac » devient accessible aux familles avec enfants.

Le lendemain matin, après le petit déjeuner, l’itinéraire retour, en boucle ramènera tout le monde au point de départ. Cette formule « d’initiation » permet d’économiser le poids des deux repas de midi !

> Choisir son site de bivouac

Un site idéal de bivouac est caractérisé par quelques critères très simples :

- un point d’eau courante à proximité est important. Il limite la charge en eau potable et pour rendre l’eau de montagne alimentaire, quelques comprimés de purificateurs suffisent ;

- Une zone plate et sèche, le plus à l’abri du vent possible (largement en contrebas d’une crête ou d’un col, si possible, adossée à un verrou rocheux). Le plat est une notion assez relative, une pente très légère de 2 ou 3 % est intéressante à exploiter pour à la fois évacuer un éventuel ruissellement et surtout pour avoir la tête légèrement plus haute que les pieds ;

- Une belle exposition à l’ouest ou à l’est. Là c’est une question de choix personnel : favoriser le soleil couchant pour profiter de cette belle lumière au moment du repas du soir ou favoriser le soleil levant pour des raisons évidentes de température au petit matin ! Si vous optez pour l’option « soleil levant », la logique est d’orienter votre entrée de tente face à l’est.

En revanche, il ne faut jamais bivouaquer :

- Sur un col et immédiatement en dessous pour des raisons évidentes d’effet de venturi (accélération du vent du fait du relief) et de zone d’impact privilégiée pour la foudre. C’est également le cas sous un grand arbre isolé ;

- Dans une tourbière (ancien lac glaciaire comblé par des sédiments), car au-delà du piétinement d’une flore fragile, ces replats, certes moelleux, sont généralement très humides. Votre pression sur le sol vous en amènerait la preuve au petit matin !

- A proximité d’un troupeau d’ovins ou de caprins en zone de couchage. Votre présence les perturbera et vous risquez de mobiliser les chiens de garde !

> La forêt

Le bivouac en forêt ou en clairière est très agréable (la température de la masse d’air en milieu forestier étant généralement supérieure de 1 à 3°C) par contre, en forêt de conifères (sapins, épicéas, pins cembro, pins sylvestres …) l’acidité du sol y est très favorable aux fourmis !

Il importe de vérifier qu’il n’y a pas de fourmilière d’importance à moins de 100 mètres. Par contre la forêt permet de suspendre les sacs à dos afin qu’ils ne soient pas accessibles aux rongeurs et autres petits animaux tels que les renards ou les belettes qui se délecteront de vos vivres de course !

> Les règles de base du camping s’imposent au bivouac

Si une petite averse est possible ou probable la traditionnelle tranchée tout autour de la tente est nécessaire. Inutile de creuser trop profond, 2 ou 3 centimètres suffisent pour drainer un éventuel ruissellement.

Un petit feu de camp est très appréciable tant pour l’ambiance de fin de soirée que pour éloigner les petits animaux rodeurs. Même éteint, l’odeur du bois brûlé les éloigne durant des heures.

En revanche, il faut le cerner par petits cailloux et être très vigilant quant à une éventuelle propagation dès lors que l’herbe est sèche (vieille herbe hivernale lors des bivouacs printaniers ou herbe mature des bivouacs de septembre ou octobre).

Même sans la traditionnelle « pelle-bêche américaine » dont le poids de 2 ou 3 kilos est dissuasif, un simple petit outil de jardin à main permet de réaliser à la fois la tranchée anti-ruissellement et le petit fossé nécessaire aux « commodités » !

Ne pas laisser de nourriture au profit de la faune ! Le pain, les biscuits et les gâteaux, très appréciés des marmottes et autres ongulés ne sont pas digérables par eux. Les levures contenues dans ces aliments peuvent provoquer de graves séquelles sur leurs systèmes digestifs !

>  La réglementation

Le bivouac est distinct du camping. Une commune peut interdire le camping sur son territoire par arrêté municipal. En revanche, dès lors que l’on est en pleine montagne, le camping devient bivouac et est autorisé s’il n’est pas constitué de deux nuitées consécutives au même endroit. Dans les Parcs Nationaux, le bivouac est interdit sauf à ce qu’il soit organisé à plus d’une heure de marche d’un refuge ou de la limite du Parc.

Les Accompagnateurs en Montagne proposent régulièrement des randonnées donnant lieu à des bivouacs en pleine montagne, avec elles et avec eux, vous en apprendrez encore plus pour votre autonomie dans cette belle expérience montagnarde.

 

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