"J’AI VOULU FAIRE DE MON ATTRAIT POUR LE FITNESS UN MÉTIER, DEVENIR COACH. MAIS POUR ÇA, IL FALLAIT PASSER PAR LE PLATEAU MUSCU… ET C’EST DIFFICILE !"

Amanda a toujours aimé le fitness. Sans être particulièrement fan de sport en général, elle a toujours eu un faible pour cette discipline. Mais quand elle a eu envie de devenir coach, il a fallu se mettre à la muscu... Un sport pas particulièrement facile d'accès pour une femme non initiée et non accompagnée.

amanda - témoignage muscu

C’ÉTAIT QUOI, TON RAPPORT AU SPORT AVANT DE TE METTRE À LA MUSCU ?

J’ai toujours aimé le fitness sans pour autant être une grande sportive. Plus jeune, j’ai testé le tennis, la danse, la natation… toujours des sports individuels mais je n’aimais pas la compétition, du coup je pratiquais pendant 1 an ou 2 puis je changeais d’activité. Je m’en tenais aux cours d’EPS à l’école dans lesquels j’avais de bons résultats et cela me suffisait.

Pendant l’adolescence, j’ai commencé à faire attention à mon image. Je lisais des articles dans les magazines féminins sur comment s’affiner, se tonifier etc., j’avais des DVD d’aérobic et de renforcement musculaire (à l’époque, il n’y avait pas tout le contenu disponible sur internet) et je reproduisais à la maison les exercices avec des petites haltères. J’y ai tellement pris goût qu’une fois majeure, je me suis inscrite dans une salle de fitness. Sans jamais franchir le pas de la salle de muscu toutefois : il y avait beaucoup trop d’hommes !

COMMENT A ÉVOLUÉ TON RAPPORT À LA MUSCULATION AU FIL DE CES TROIS ANNÉES ?

Année 1 : dilettante

Je me sentais mal à l’idée d’aller à la salle, il y avait tellement de monde, que parfois, j’avais presque un sentiment d’oppression, je me sentais épiée à chacun de mes mouvements. Et puis disons le, lorsque tu débutes et que tu vois des gens en débardeur moulant pousser des cris parfois animaliers, tu te demandes si tu es à ta place. Pour faire abstraction, j’y allais avec ma meilleure amie, avec qui, j’étais plus concentrée à papoter qu’à m’entrainer. Avec le recul, je pense que j’observais certainement plus les gens qu’ils ne m’observaient.

Année 2 : Accro ! Mais un peu trop...

J’y allais 6 jours sur 7, et parfois, il m’arrivait même de faire 2 séances par jour.

J’ai commencé à surveiller mon alimentation à un tel point que j’étais à fond dans les compléments alimentaires : je prenais mon booster avant, mes BCAA pendant (ndlr : des compléments alimentaires destinés à accélérer la prise de muscle et favoriser la récupération) et mon shaker de whey après la séance. Ah oui, je prenais aussi des brûle graisses lorsque je faisais mon cardio, et je n’oubliais pas mes vitamines et oméga 3 au petit-déjeuner. C’était un peu le côté sombre de la force !

En plus, comme j’étais reconnue comme la nana “fitgirl” cela m’a donné une certaine identité à laquelle je suis devenue assez vite dépendante, à  tel point que, lorsque j’allais m'entraîner, il fallait que je sois habillée avec la dernière tenue tendance (et je veillais à assortir ma brassière avec mes chaussures, mon sac, ma casquette, mes gants... jusqu’au vernis) sans oublier le maquillage au top. Bref j’étais en représentation totale à l’instar des modèles fitness que l’on peut voir sur les réseaux sociaux.

Progressivement, j’ai réalisé que ça ne me servait à rien. En fait, tu as l’impression que ça te permet de t’épanouir, mais ce n’est pas le cas : tu es dépendant du regard des autres. Alors que quand tu t’épanouis, tu le fais pour toi.

Année 3 : moins dans l’image, plus dans le ressenti

Je ne suis plus Amanda, la nana qui vit son sport au quotidien et qui organise sa journée en fonction de ses séances. Bien entendu, je suis toujours autant passionnée par cette pratique, et je ne cesse d’apprendre sur mon corps via l'entraînement et la nutrition, mais après ma séance de 8h30, la vie continue.

J’aime cette pratique pour ce qu’elle me procure en terme d’épanouissement mental. Bien sûr, cela me permet d’entretenir le physique que je souhaite (et cela serait mentir que de dire le contraire) mais ça va bien au delà de cela. Aujourd’hui, c’est devenu ma routine matinale, pour me vider la tête, me sentir bien, être dans ma bulle. Pour certains, cela passe par le yoga. Moi, c’est la muscu, j’aime la sensation du muscle qui se contracte et surtout cette prise de possession et conscience de son corps.

Et maintenant, j’y vais plutôt en t shirt large. Je n’ai pas envie qu’on me regarde, je veux vivre MON moment sans personne pour se l’approprier.

QUELS CONSEILS DONNERAIS-TU À UNE FEMME QUI VOUDRAIS SE METTRE À LA MUSCU ?

Je commencerais par rappeler qu’on ne se transforme pas en homme en faisant de la muscu. Ça fait 4 ans pour moi, et j’ai toujours une silhouette féminine. Avec un entraînement correct, tu es plus tonique, tu as un meilleur port de tête, une meilleure posture…

Je dirais aussi qu’il faut s’appuyer sur les conseils d’un coach pour l’utilisation des machines et suivre un programme. Et ne pas hésiter à y aller accompagnée : c’est souvent plus sympa comme ça au début. Après, on peut aussi choisir de prendre des écouteurs pour se mettre dans sa bulle.  L’idée aussi, c’est de bien choisir sa salle : l’ambiance peut beaucoup changer d’une salle à l’autre, et ça joue énormément sur la motivation, dans la façon de s'entraîner ou tout simplement, le fait de prendre plaisir à pratiquer la musculation.

Enfin, il faut se fixer un objectif : être plus mince, plus tonique, plus forte dans son quotidien, avoir la sangle abdominale de ses rêves...qu’importe votre but, cela vous permettra de vous motiver, d’être régulière et de ne pas abandonner au bout de quelques séances. En plus, cela vous donnera ou redonnera toute la confiance en vous lorsque vous verrez les premiers résultats.

Pour terminer, il faut toujours garder en tête que le corps est parfois capricieux, et que si pour certaines personnes les résultats se voient rapidement, cela peut prendre un peu plus de temps chez d’autres. Mais c’est ça qui est génial avec la musculation, c’est que tu prends conscience que chaque personne est différente et unique.

Il n’y a pas de formule magique toute prête, tu es donc forcée d’écouter ton corps, d’apprendre à le connaître et au final, après des années de relation conflictuel avec lui, tu l’acceptes tel qu’il est, même s’il n’est pas parfait... et tu es tout simplement heureuse !

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